La chambre du conseil a rendu son verdict. Même si après les dernières révélations, le suspens était peu présent, les mandats d’arrêt des trois suspects dans l’affaire des ossements de La Louvière viennent d’être confirmés. Les interpellés passaient ce lundi en chambre du conseil. Rappelez-vous, le lundi 26 avril, la police judiciaire fédérale, avec l’appui de la section scientifique, avait découvert les ossements d’un corps humain dans un collecteur à eau, le long du canal louviérois.

Une analyse des ossements retrouvés avait permis de déterminer l’identité de la victime. Christiane était âgée de 64 ans au moment des faits. La sexagénaire était bien connue dans le milieu marginal, et était logée par un couple d’adultes. L’équipe scientifique avait pu déterminer que Christiane avait perdu la vie en 2014. L’enquête avait révélé que sa disparition n’avait jamais été signalée aux services de police après sept ans. Une situation rare, même dans les cas de disparition de SDF.

Trois personnes avaient d’ailleurs été placées sous mandat d'arrêt : un couple pour homicide et un troisième individu pour recel de cadavre. Le Parquet de Mons avait confirmé que les suspects étaient rapidement passés aux aveux, notamment sur la localisation exacte du corps de Christiane. Quant au troisième individu, celui-ci aurait aidé à transporter le corps de Christiane, qui se trouvait dans l’habitation du couple.

Le mobile semble financier, la question de la pension de la sexagénaire a particulièrement été avancée. Le parquet a également affirmé qu’une analyse bancaire est en cours pour confirmer cette thèse. À l’heure d’écrire ces lignes, les résultats de cette analyse n’ont pas encore été communiqués.