Le groupe PS a interpellé le collège lors du dernier conseil communal.

En Région Wallonne, des milliers de ménages sont en attente d’un logement public. Le chiffre est énorme et pourtant bien réel. Beaucoup de communes sont touchées par un manque d'offre et Braine-le-Comte ne fait pas exception avec un parc actuel de 285 logements publics sur environ 8 700 ménages, soit un coefficient d’environ 3,3 %. "Mais nous avons l’objectif d’atteindre 5 %", signale l'échevin en charge du logement Leandre Huart (Braine), interpellé sur la question par Nathalie Wynants, chef de file du PS au conseil communal.

Pour arriver à ce taux, ce ne sont pas moins de 150 nouveaux logements publics qui devraient être créés. "Avec notre partenaire Haute Senne Logement, nous cherchons constamment de nouveaux terrains où il serait possible de construire de nouveaux logements publics", poursuit l'échevin. "Il y a quelques années, nous avons aussi sensibilisé les propriétaires des espaces inoccupés, comme les étages des commerces, afin d’y proposer une location via l’Agence Immobilière Sociale (AIS). Et cela a porté ses fruits."

Certains projets sont aussi en cours, notamment à la Cité Rey où près de 25 logements ont déjà été ou seront construits. "Braine-le-Comte et ses villages attirent de plus en plus de gens", constate Nathalie Wynants. "Or, si l’offre de constructions est multiple, notamment par l’émergence de lotissements, les prix proposés par les agences immobilières forment un obstacle majeur à l’accès à la propriété. L’un des engagements du groupe PS est de contenir l’expansion de la ville afin de lui conserver une taille humaine mais aussi d'être vigilant en matière d’accès au logement à un prix abordable."

"Braine est une ville en mouvement", répond Leandre Huart. "À differents endroits, l’offre de logements augmente. Et si l’on applique la loi de l’offre et de la demande, les prix de ces logements devraient logiquement diminuer et offrir la possibilité à chacun de s’installer dans sa ville natale, sans devoir déménager ailleurs."

Malheureusement, ce principe théorique n'est pas toujours de mise en pratique. "Se loger, à un prix décent, est pourtant un droit fondamental", signale la conseillère PS. "Nous allons souscrire à l’Appel de Lyon dès le prochain conseil communal", assure l'échevin. L’objectif de cet Appel lancé à l'échelle européenne (et déjà voté à Soignies et Ecaussinnes) étant d'interpeller les membres de l'Union Européenne afin d’adopter un plan d'action pour le logement social et abordable 2019-2024 et d’ainsi faire valoir "le droit de tout homme, femme, jeune enfant d'obtenir et de conserver un logement sûr dans une communauté où il puisse vivre en paix et dans la dignité".