Centre

Le projet de reconversion évoqué l'an dernier n'a finalement pas abouti.

L'imposante cathédrale de béton trône toujours dans son inertie aux portes de Binche. Pourtant, l'an dernier, quelques frémissements étaient évoqués du côté du Lavoir de Péronnes. Invité sur le plateau d'Antenne Centre, le bourgmestre Laurent Devin évoquait des discussions en cours sur un projet de reconversion. Contacté par nos soins, le mayeur confirmait la nouvelle, mais se refusait à s'épancher dans les détails pour ne pas compromettre les négociations en cours. Malheureusement, ce souci de la discrétion n'aura pas suffi. Il nous revient en effet que le projet n'a pas pu se concrétiser. Le Lavoir de Péronnes attend donc toujours sa nouvelle vie.

Sa première aura été brève. Érigé en 1954 dans le cadre du Plan Marshall et alors que l'industrie minière tournait plein pot dans la région du Centre, le Lavoir de Péronnes fermait ses portes après 15 ans de service seulement, victime de la crise du charbon. Laissé à l’abandon durant plusieurs décennies, le bâtiment était finalement inscrit sur la liste de sauvegarde du patrimoine industriel en raison de ses qualités architecturales hors-norme. Mais le temps passé et l’inactivité ont laissé des traces.

En 2009, les autorités étaient bien décidées à ne pas laisser dépérir ce bâtiment exceptionnel, joyau d'un patrimoine industriel qui suscite de plus en plus d'intérêt, avec des hauts et des bas. 13 millions d’euros étaient investis pour rénover l’enveloppe extérieure du lavoir. L’intérieur devait suivre avec un projet de reconversion. Las, les diverses tentatives ont échoué. Toujours inoccupé, le lavoir a continué à subir les affres du temps qui passe.

Un centre d'archivage a bien été construit à côté depuis pour accueillir des dossiers des musées fédéraux. Mais le Lavoir peine encore à trouver un second souffle, malgré différentes pistes évoquées ces dernières années. L'intérieur du bâtiment, classé, a longtemps posé des problèmes. Sa composition et les vides laissés par les anciennes machines compliquaient la donne. Mais seule l'enveloppe extérieure est aujourd'hui encore classée, histoire de faciliter les projets de reconversion. Des projets qui n'ont pas malheureusement pas encore pu aboutir, pour assurer l'avenir de cet exceptionnel témoin du passé industriel de la région du Centre.