En mai 2017, lors d'une perquisition, les policiers découvraient une culture de cannabis et des armes dans le cabinet d'une avocate à Péronnes-lez-Binche.

Une peine de 12 mois de prison a été requise, mercredi, par le ministère public contre une avocate qui avait bénéficié de la suspension du prononcé de la condamnation en première instance dans le cadre d'une culture de cannabis. L'avocat général a aussi demandé à la troisième chambre correctionnelle du Hainaut de retirer les sursis octroyés à son ancien compagnon, condamné à trois ans pour des armes et deux ans pour la culture de cannabis. L'arrêt sera rendu le 21 mai.

En mai 2017, lors d'une perquisition, les policiers découvraient une culture de cannabis et des armes dans le cabinet d'une avocate à Péronnes-lez-Binche. Les plants se trouvaient dans le coffre-fort d'une ancienne banque. L'avocate et son compagnon avaient été interpellés dans la foulée.

Mercredi, devant la cour, le prévenu a expliqué qu'il cultivait du cannabis sous forme thérapeutique car il devait diminuer sa consommation de médicaments suite à des problèmes de santé. Sa compagne savait qu'il faisait des recherches, qu'il cultivait mais elle ignorait l'ampleur du trafic.

Des armes avaient aussi été retrouvées. L'enquête a permis de remonter vers une armurerie à Maubeuge où le prévenu avait acheté des armes. Il a expliqué qu'il était tireur amateur, titulaire d'une licence de tir et qu'il avait proposé à d'autres tireurs de faire un achat groupé en vue d'obtenir un rabais. "Il a essayé de faire les choses correctement mais le commerçant ne lui a pas dit qu'il avait besoin d'une licence d'importation", explique son avocat qui a plaidé une diminution de peine, avec l'octroi d'un sursis.

Quant à la prévenue son avocat a demandé qu'elle ne soit pas jugée en raison de sa profession. Elle détenait des armes car elle craignait une agression. "J'avais deux sprays lacrymogènes anciens que je n'ai pas jetés, et un autre qu'il m'a ramené. Le couteau ne se trouvait pas dans mon sac mais dans mon domicile. Enfin, ce que l'accusation appelle matraque n'était que l'échantillon d'un câble électrique", a-t-elle déclaré lors de son procès.

Le ministère public s'est désisté de son appel concernant la prévention de blanchiment, non retenue par le premier juge.