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Cela fait un mois que la famille Thirion a repris les rennes de leur entreprise.

C'est désormais main dans la main avec sa fille Céline et ses deux beaux-fils Julien et Sébastien que Philippe Thirion opère au sein de la Maison Thirion. Avec un rôle de consultant, Philippe Thirion conseille les nouveaux administrateurs de la société pour leur laisser reprendre le flambeau avec confiance. "J'étais presque à la pension. Si je me remets à me lever toute la semaine à 5 heures du matin et que mes enfants ont accepté d'abandonner leurs activités professionnelles pour se relancer ici, c'est que nous étions confiants et motivés", sourit l'ancien patron de la boulangerie.

Si la famille Thirion est si optimiste, c'est surtout grâce à son personnel. "Grâce à une équipe ultra-motivée, nous avons pu repartir sur de bonnes bases. Les ouvriers de production, les vendeurs et le personnel administratif sont vraiment heureux et motivés après ces deux années de galère. Ce sont d'ailleurs les employés qui ont réclamé le retour de notre famille. Nous récupérons énormément de clients professionnels ou privés qui se sont un peu égarés durant les récents problèmes. Donc c'est aussi motivant."

Au lendemain de la reprise actée il y a un mois, Philippe Thirion est immédiatement reparti au charbon avec ses filles et ses beaux-fils. "Nous avons essayé de reprendre l'organisation et nous nous sommes directement rapprochés des ouvriers pour les soutenir et organiser le travail", explique le Binchois. "Nous avons ramené une certaine proximité et des rapports humains avec les employés."

"Nous sommes déjà revenus à nos bonnes vieilles recettes ancestrales"

Le rachat et le lancement d'une nouvelle entreprise n'ont malheureusement pas su se faire sans certaines conséquences négatives. Une boulangerie de Mons et une autre de Waterloo ont dû fermer leurs portes. "Ils avaient des soucis de rentabilité. Nous n'avons donc pas souhaité les reprendre. De même, nous n'avons malheureusement pas su reprendre 100% des effectifs suite aux événements qui ont laissé des traces. Les ventes ont chuté pendant cette période où l'entreprise tournait après la faillite sous le couvert des curateurs. C'était inévitable."

Mais la machine a finalement pu être relancée. Et elle compte bien subsister encore de belles années malgré la concurrence. "Il faut proposer de la qualité, de la diversité et un service irréprochable afin que les gens prennent le temps d'aller chez leur boulanger. Voilà pourquoi nous reprenons déjà une série de produits qui étaient abandonnés et nous allons en créer d'autres. Certains processus de fabrication avaient aussi été modifiés. Mais nous sommes désormais revenus à nos bonnes vieilles recettes ancestrales."