Le projet de La Louvière 2050 avait fait grand bruit lorsqu’il avait été annoncé l’année dernière lors d’un conseil communal. Rapidement, les doutes de l’opposition s’étaient installés quant à la faisabilité du projet, bien que séduisant sur le papier. Ce plan ambitieux prévoit de construire le futur à l’horizon 2050 de La Louvière en tenant compte de l’avis de chacun des citoyens mais surtout en rendant la Ville plus verte et écologique.

Le projet prévoit en ce sens de transformer l’espace urbain en véritable ville-parc en développant le maraîchage et le circuit court. Il ambitionne également de redynamiser les anciennes communes devenues des quartiers avec leur histoire et leur personnalité. Toutes ces initiatives seraient mises en place afin d’améliorer le cadre de vie des habitants tout en attirant de nouveaux citoyens, chefs d’entreprise ou encore créateurs venus d’autres horizons géographiques.

Depuis le début de l’année, plusieurs nouveaux objectifs ont été fixés. Le premier consiste à respecter les 17 objectifs de développement durable qui ont été fixés par les états membres de l’ONU en 2015. Le CPAS et la Ville de La Louvière se sont ainsi engagés à respecter ces 17 objectifs dès la conception de leurs projets. En mai dernier, la Ville s’est également engagée à adopter la neutralité carbone d’ici 2030. La Commission européenne avait en effet révélé la liste des 100 villes qui participeront à cet enjeu européen. La Louvière était la seule ville wallonne à être retenue aux côtés de Bruxelles et Anvers notamment. Cette sélection permettra à la Ville de mettre en place des projets-pilotes innovants au sein de son entité tout en bénéficiant d’aides européennes.

Ces adhésions entrent parfaitement dans la vision de La Louvière 2050. Il faut dire aussi que l’enjeu de ce projet est de taille. "Nous sommes conscients que la population va continuer de croitre et qu’il faudra l’accueillir. Mais cette évolution démographique doit être gérée à l’échelle d’un pays, d’une région, et non pas d’une commune. Nous devons réfléchir dès maintenant à trouver l’équilibre en permettant la construction de nouveaux logements, sans plus grignoter les terres et supprimer les espaces verts au profit du béton", indiquait Jacques Gobert, bourgmestre de La Louvière, lors du lancement du projet.

Mené sur base du constat dressé par une société externe, le projet de ville mise donc sur "une ville parc." "C’est un constat qui peut paraitre très surprenant de prime abord, mais notre commune est très verte. Notre projet consiste donc à valoriser ces espaces, à les développer et à les intégrer dans tous nos nouveaux projets, y compris lorsqu’il s’agit de projets wallons ou européens", conclut-il.