Centre

Deux sont situés dans la région du Centre, deux autres sont situés dans le Borinage

La fin d’année aura été chargée pour la SPAQuE, chargée de la réhabilitation des décharges et des friches industrielles polluées. En effet, d’octobre à novembre dernier, elle a effectué un suivi de la qualité des eaux souterraines et de surface sur près de 17 sites wallons. Chez nous, plusieurs sites font l’objet d’une surveillance environnementale continue.

C’est le cas à Binche notamment, où des analyses des sous-sols effectués il y a plusieurs années sur le site de l’ancienne décharge Crayère des fonds de Morveau avaient révélé une présence anormalement élevée de méthane. Dans la région du Centre, le site Warichaix – La Favarge est également concerné. En 2007 déjà, la SPAQuE réalisait des prélèvements sur le site et ses abords.

Ceux-ci avaient confirmé une présence de PCB (polychlorobiphényles) dans les eaux et sédiments des cours d’eau. En 2011, de nouveaux prélèvements mettaient en évidence une diminution des teneurs en PCB, notamment au pied des anciennes Tuileries, dans le Warichaix et au confluent entre le Warichaix et la Favarge. Deux nouveaux contrôles avaient été effectués et poussaient la SPAQuE à la vigilance puisque dans certains cas, les normes de qualité environnementales n’étaient pas respectées.

Dans la région de Mons, les deux sites concernés sont situés sur le territoire de Boussu. Il s’agit du Petit Bruxelles et du Marais. Les deux sites avaient été retenus par le gouvernement wallon pour faire l’objet d’une réhabilitation prioritaire. Aujourd’hui pourtant, ces deux anciennes décharges n’ont pas encore retrouvé de sols propres et dépollués.

De 1962 à 1980, l’intercommunale des déchets de l’époque, l’ISPH et la commune de Boussu avaient procédé à des enfouissements de déchets sur le site du Marais. À l’époque, la SPAQuE avait estimé le volume de déchets entreposés à près de 1 112 000 m3. Ces déchets présentaient des contaminations en métaux lourds, cyanures, sulfates et soufre et, plus localement, en PCB.

Bref, la surveillance de ces sites reste bien nécessaire… “L’équipe de surveillance environnementale a réalisé une campagne de prélèvement permettant d’assurer le suivi de la qualité des eaux souterraines ou de surface sur des sites reconnus comme contaminés. 88 prélèvements d’eau et près de 900 analyses, soit 6 400 composés analysés, ont été réalisés sur les 17 sites wallons ciblés”, communique la SPAQuE. L’ensemble des mesures de contrôles effectuées en 2018 fera l’objet d’une synthèse permettant de réévaluer les priorités des actions à mener dans le futur.

Notons encore que des visites de terrain sont régulièrement effectuées par la SPAQuE afin de rendre compte de “l’état des sites et de leur accessibilité, de la présence de dépôts sauvages, de l’état des infrastructures, des éventuelles détériorations de clôture ou encore des problèmes de salubrité ou sécurité publique.