Un éco-diagnostic sera réalisé grâce à un crédit d'urgence.

Même si l'enquête de la police de l'environnement est toujours, la commune d'Ecaussinnes a décidé de passer à l'action dans le cadre de la pollution de la Sennette aux micro-billes. Elle a décidé d'adresser une mise en demeure à l’entreprise Total Petrochemicals "afin qu'elle prenne ses responsabilités en tant que producteur des micro-billes retrouvées dans le cours d'eau".

Après avoir dépêché un agent constateur sur le terrain le 27 février (un mois après le premier constat de pollution), la commune d'Ecaussinnes a en effet encore pu observer des dépôts de billes de plastiques à proximité directe du site de Total Petrochemicals ainsi qu’à plus de 8 kilomètres en aval de la Sennette.

"Il est regrettable que Total Petrochemicals, producteur des microbilles, ne s’inscrive pas dans une démarche collaborative d’établissement d’un plan d’action comme l’avait proposé la commune d’Ecaussinnes", commente le collège communal. "A titre d’exemple, des actions aussi simples que la mise-en-place d’une surveillance visuelle conjointe des avaloirs du zoning sont sujettes à contestation."

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Le collège communal écaussinnoise a donc mandaté un cabinet d’avocat spécialisé. Les différents acteurs (Total Petrochemicals, Katoen Natie, Vos Logistics, Feluy Service Center) qui sont liés à la production et/ou à l’utilisation de ces billes de polymère ont été mis en demeure de fournir les informations dont elles disposent à propos de cette pollution et de cesser, sans délai, tout acte à l’origine de cette pollution.

En parallèle, le collège fera réaliser un éco-diagnostic par un bureau d’étude spécialisé en environnement afin de déterminer les mesures de réparation ou de compensation qui devraient être prise en charge par les exploitants. Il aura notamment pour objectif d'analyser le potentiel de lixiviation des billes brutes et brisées dans l’environnement (relargage de polluant), d'en étudier de l’impact potentiel pour la faune, la flore et les sols ainsi que sur les milieux récepteurs finaux (rivières, fleuves, océans)

"La Commune n’exclut évidemment pas d’initier la ou les procédure(s) judiciaire(s) et/ou administrative(s) nécessaire(s) en vue, d’une part, de faire réparer le dommage causé par les responsables de ce désastre pour le milieu aquatique et, d’autre part, éviter qu’une telle pollution puisse à nouveau se produire à l’avenir", souligne Arnaud Guérard, échevin de l’environnement.

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