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Le collège écaussinnois demande à leurs voisins brainois de refuser le permis.

Si l'enquête publique relative au projet de porcherie industrielle à Ronquières ne se termine que ce vendredi 6 septembre à Braine-le-Comte, la commune limitrophe d'Ecaussinnes a déjà émis sa position. Son avis est défavorable, comme en 2017 lors de la première demande de permis émise par la famille Pattyn pour la construction et l'exploitation d'une porcherie de 1 800 cochons. Cet avis avait été suivi à la fois par le collège communal de Braine-le-Comte qui avait refusé le permis.

"Malgré quelques adaptations à la marge, ce nouveau projet propose une infrastructure globalement similaire", argumente le collège d'Ecaussinnes. "Certains aspects problématiques du dossier se sont même aggravés, comme le pompage de 3000m³/an d’eau supplémentaires dans la nappe phréatique, via un forage de plus de 50 mètres de profondeur, portant l’impact du projet à 8000m³/an. De plus, aucune étude d’incidence sur l’environnement n’est prévue, puisque la demande introduite se situe juste en dessous du seuil (nombre de porcs inférieur à 2000) qui aurait fait basculer le projet en classe 1, rendant cette étude obligatoire."

La commune d'Ecaussinnes pointe aussi les problèmes de mobilité liés au passage des camions sur son territoire. "On parle de 500 véhicules par an qui circuleront sur des voiries rurales de desserte non-adaptées, mais aussi d’épandage du lisier (l’exploitation ne dispose pas de surface au sol suffisante pour épandre la quantité de lisier produite) ainsi qu’une intégration insatisfaisante du projet dans son contexte non-bâti au regard du Code du développement territorial."

Pour Ecaussinnes, il est nécessaire de soutenir une agriculture locale de qualité, respectueuse des producteurs, des animaux et de l'environnement. "Le projet proposé relève d'un modèle agro-industriel qui soulève des préoccupations environnementales réelles, au détriment d’une agriculture locale et des producteurs de proximité, garants de qualité et de la préservation du cadre de vie. Nous appelons donc la ville de Braine-le-Comte à maintenir une décision cohérente en confirmant le refus remis dans le cadre de la première demande de permis."