Une réunion a rassemblé une centaine de citoyens ce mardi soir.

"Non à l'usine à cochons !" Voilà le slogan du collectif qui s'est mis en place depuis 2017 pour protester contre le projet de porcherie industrielle à Ronquières. Le groupe s'est à nouveau réuni ce mardi soir, plus d'un an après la dernière mobilisation. Suite au refus du projet par la Ville de Braine-le-Comte en février 2018 puis au recours perdu auprès de la Région wallonne quelques semaines plus tard, une nouvelle demande de permis vient en effet d'être déposée par la famille Pattyn.

Elle concerne toujours la construction et l'exploitation d'une porcherie d'engraissement pour 1 800 porcs à la rue du Tombois ainsi que la construction de diverses annexes. "Des modifications ont été faites mais le principe est le même et nous n'en voulons pas", assure un membre du collectif. "Il y aura toujours 1 800 cochons entassés dans un hangar avec toutes les dérives qui s'en suivent. Selon nous, l'agriculture ne peut plus être envisagée comme cela actuellement. Nous ne voulons pas que cela continue."

Mais le temps presse pour ces citoyens qui veulent empêcher le projet de voir le jour. L'enquête publique se clôture en effet déjà le 6 septembre. "Or, nous n'avons pu obtenir le dossier que vendredi dernier. Nous avons eu très peu de temps pour l'analyser mais nous allons tout de même tout faire pour nous y opposer."

Une centaine de personnes se sont ainsi déplacées ce mardi soir à l'ancienne gare de Ronquières. "Les gens sont très motivés. Nous allons commencer par rédiger des courriers personnalisés à la commune. Lors de la première mobilisation, ce sont 880 lettres qui avaient été envoyées. Nous allons aussi mettre en place des petits groupes d'étude pour agir efficacement. Parce que nous n'abdiquerons pas, quelle que soit la réponse de la Ville après le 6 septembre."

De son côté, le collège communal, qui accordera ou non le permis, ne peut pas prendre position pour le moment. Le bourgmestre et les échevins sont tenus à un devoir de réserver durant la période d'enquête publique. Le groupe Ecolo a quant à lui déjà émis son total désaccord et souhaite mettre en place une consultation populaire pour ce projet.