La Ville de Braine-le-Comte a décidé ce lundi lors du conseil communal de confier le contrôle de la taxe sur la force motrice et son recensement ainsi que le contrôle de la taxe sur les immeubles inoccupés à l’intercommunale IGRETEC. L’objectif d’une telle décision ? Assurer davantage un bon contrôle de ces taxes, jusqu’ici impossible par manque de personnel au sein de la commune, et à long terme, diminuer la taxe des citoyens et assurer plus d’équité et de justice sociale au sein de la Ville.

Concrètement, la Ville de Braine-le-Comte et son bourgmestre, Maxime Daye, souhaitent que les propriétaires d’immeuble inoccupé soient mieux identifiés afin de ne plus passer à côté de taxe non-perçue. "Le but n’est pas d’extrémiser les contrôles mais de mettre la main sur une série de taxes qui échappent à la Ville comme par exemple lors de chantier mobile. Nous voulons donc travailler avec IGRETEC pour ne plus passer à côté de cela", indique Maxime Daye. "Certains citoyens se plaignent lorsqu’ils reçoivent des taxes mais les lois et règles sont faites pour être respectées. Je préfère donc qu’elles le soient plutôt que certains y échappent par manque de personnel. Cela permettra plus d’équité entre les habitants de la Ville."

A long terme, les intérêts de cette collaboration pourraient se multiplier. En effet, la mise à jour du cadastre et la bonne perception des taxes permettraient de diminuer la taxe des habitants, déjà très élevée. Ce meilleur contrôle permettra peut-être également de mettre à jour des chancres jusqu’ici inconnus et pouvoir alors se pencher sur leur sort. La rue de la Station sera notamment concernée par ce renforcement des contrôles tant de nombreux immeubles sont prétendus occupés alors que ce n’est pas forcément le cas.

Pour le groupe d’opposition Ensemble, cette décision de confier le contrôle des taxes sur la force motrice et sur les immeubles inoccupés ne passe pas. "IGRETEC est payé au nombre de taxes perçues, nous craignons donc un excès de zèle au détriment des habitants", commente Pierre André Damas, chef de file du groupe Ensemble. "Nous souhaitons donc que la Ville prenne ses responsabilités et assure ces contrôles d’elle-même." "L’intercommunale IGRETEC n’a pas accès aux informations de litiges, d’incarcérations, de décès, de travaux, etc ce qui handicapera son rôle de contrôle des taxes", ajoute Yves Guevar, conseiller communal Ensemble.

Le bourgmestre a tenu à les rassurer en indiquant que "la commune reste en soutien de l’intercommunale et se chargera de fournir les informations de décès, incarcération, etc." Il rappelle également que "l’intercommunale n’est pas là pour extrémiser les contrôles mais bien assurer une équité entre les citoyens."