Centre

Plusieurs revendications sont formulées par la CGSP

En cette période de fin d’année, la CGSP-Admi Centre a déposé au pied du sapin du CPAS de La Louvière un préavis de grève. Une décision prise à l’issue de deux assemblées générales, organisées en novembre et décembre, et suite aux discussions jugées insatisfaisantes avec les autorités concernées.

Plusieurs doléances sont exprimées par le syndicat. « La première concerne la sécurité même du personnel. Les assistants sociaux sont en première ligne, sont victimes d'agression ou peuvent l’être de la part de bénéficiaires mécontents. Nous exigeons davantage de sécurité, avec notamment la présence d’un vigile et pourquoi pas l’installation de détecteurs de métaux ? Entrer dans le bâtiment avec une arme ou un couteau est trop simple », estime Frédéric Gillez, secrétaire régional.

La CGSP souhaite aujourd’hui prendre des mesures pour demain. « Les autorités minimisent les risques. De notre côté, nous voulons prévoir avant qu’un drame ne survienne. Seule la prévention peut répondre aux inquiétudes des travailleurs. » Jusqu’ici, moins d’une dizaine de faits d’agression ont fait l’objet d’une plainte auprès de la direction et des services de police.

Le syndicat exige également un changement de politique au sein de la structure. « Lors de leur évaluation, certains travailleurs ont subi des pressions, notamment parce qu’ils se sont mis en grève à une ou plusieurs reprises. La hiérarchie s’attaque ici au droit de grève. Nous ne pouvons pas accepter cette attitude. »

Enfin, la CGSP dénonce le manque de confort au sein du bâtiment. « Le personnel y est depuis près de 10 ans. Mais il n’est pas du tout adapté, le personnel y est à l’étroit, il manque de place et de lumière. En été, il est fait atrocement chaud et en hiver, atrocement froid. Nous invitons les autorités à envisager l’abandon du bâtiment pour un déménagement vers une structure plus adaptée. »

De son côté, le CPAS étudie le dossier et les revendications. « La nouvelle équipe assurera le suivi du dossier et décidera des suites à apporter. Nous sommes en période de transition, nous demandons au syndicat et au personnel de laisser un peu de temps au temps », explique Colette Burgeon, future ex-présidente de la structure. « Il ne suffit pas d’engager des vigiles ou de placer des détecteurs de métaux, le cheminement doit être complet, ce n’est pas quelque chose qui peut se décider en une heure… »

Les moyens budgétaires nécessaires à la mise en place de telle ou telle proposition devront être étudiés. Mais d’ici la fin du mois de janvier, il est peu probable que des solutions concrètes soient dégagées.