Une semaine après la rentrée des classes, force est de constater que le coronavirus joue déjà les trouble-fêtes dans les écoles. Et la région du Centre n'y échappe pas. Au moins trois établissements sont déjà concernés par une infection au virus. Cela se passe d'abord dans l'enseignement communal de Manage avec un cas dans deux écoles différentes. Dont un à l'école communale Pascal Hoyaux. Là-bas, c'est un élève de maternelle qui a été testé positif.

L'enfant a été écarté depuis vendredi et tous les parents d'enfants de la classe concernée ont été avertis. Mais il n'est pas encore question de quarantaine ou de fermeture. "A ce stade, le risque de contamination est faible et ne nécessite aucune mesure contraignante", est-il expliqué dans un courrier. "Les cours continueront donc à être assurés. Nous vous invitons cependant à être attentifs aux éventuels symptômes que votre enfant développerait, à prendre sa température régulièrement et à communiquer immédiatement toutes anomalies à la direction de l'école et à son médecin traitant."

© DR

Si tel est le cas, le médecin estime alors si un test doit être effectué. "Le protocole veut ensuite que, dans l'attente des résultats, il soit provisoirement écarté de l'école par mesure de précaution", précise David Gelay, échevin de l'enseignement à Manage. "S'il s'avère être positif, il reste au moins sept jours chez lui dont trois jours sans symptômes. Mais nous n'en sommes pas encore là. Il n'y a qu'un seul cas dans cette école. L'affaire est entre de bonnes mains et tous les services adéquats ont été informés."

Douze adultes écartés à Familleureux

La situation n'est donc pas alarmante pour le moment dans cet établissement mais elle reste observée de très près. Idem dans l'autre école de Manage concernée où c'est en primaire qu'un enfant a été contaminé. En revanche, l'application du protocole a été beaucoup plus contraignante du côté de Seneffe. Lundi, un instituteur de l'école communale de Familleureux a été testé positif. Résultat : il a fallu mettre en quarantaine pas moins de onze autres membres du personnel qui ont été en contact rapproché avec cet enseignant.

Parmi eux, six enseignants ainsi que la directrice de l'école. La commune de Seneffe explique avoir appliqué à la lettre le protocole. A savoir écarter toutes les personnes qui ont été en contact étroit avec l'instituteur puis réaliser deux tests de dépistage, à cinq jours d'écart, pour chacun de ces membres du personnel. '"Même s'ils ont toujours porté le masque et respecté la distanciation sociale, il ne fallait prendre aucun risque", précise l'échevine de l'enseignement Muriel Donnay.

La première vague de tests a été réalisée ce mardi. Si ces deux tests consécutifs reviennent négatifs, la quarantaine pourra être levée. En attendant, l'école s'est empressée de trouver des intérimaires pour garder ouvertes les classes des enseignants écartés. "Il n'est donc pas question de fermer l'école. Les cours pourront se poursuivre normalement puis les enseignants en quarantaine reviendront dès que possible."