Depuis de nombreuses années maintenant, la SPA de La Louvière occupe un bâtiment communal, situé rue Jean Jaurès. Un projet de vente est cependant dans les cartons. Du côté de la SPA, deux possibilités se présentent : acheter le bâtiment ou profiter d’une emphytéose, c’est-à-dire d’un droit de jouissance de longue durée moyennant le paiement d’une redevance modique, ce qui lui permettrait de ne pas être propriétaire tout en ayant la possibilité d’entamer une rénovation profonde du site sur fonds propres.

Un site qui, dans tous les cas, devra faire l’objet de travaux de dépollution. C’est précisément cette situation qui rend les choses complexes, à ce stade, entre la ville et la SPA. "Pour savoir où nous allons et avant d’engager les moyens financiers de la SPA, nous avions besoin d’obtenir des réponses du côté de la ville", explique Gaëtan Sgualdino, président du refuge. "Ses réponses nous ont un peu surprises parce que la pollution n’était pas du tout prise en compte."

Le traitement d’un mètre cube de terres polluées aux métaux lourds représente pourtant un coût de près de 250 euros. "Les services n’avaient pas tenu compte de cela, le dossier est désormais à nouveau entre leurs mains. Nous ne souhaitons absolument pas mettre de l’huile sur le feu et espérons qu’un accord pourra être conclu. Dans notre chef, la volonté est et restera toujours de travailler au bien-être des animaux. C’est pour cette raison que l’on souhaite se développer."

Dans un premier temps, Gaëtan Sgualdino souhaitait intervenir au conseil communal via le droit d’interpellation citoyenne. Retirée entre temps, cette interpellation n’avait de toute façon pas été jugée recevable, d’une part parce qu’elle est arrivée hors délai, d’autre part parce qu’elle « ne concerne pas l’intérêt général », selon le directeur général. "Lorsque j’ai formulé le souhait d’interpeller le conseil, c’est parce que la question d’un loyer était à l’ordre du jour", poursuit Gaëtan Sgualdino.

Depuis 1988, la SPA dispose d’une convention avec la ville, ce qui lui permet d’occuper le site à titre gratuit, en contrepartie de services rendus. Un accord qui, selon la direction générale, ne respecte plus la règle sur les marchés publics. "Nous ne partageons pas l’analyse qui est faite de la situation car on rend des services bien plus larges que simplement accueillir des animaux retrouvés errants. Nous ne sommes pas un prestataire de services pour la commune."

S’il venait à être réclamé, le loyer mensuel pourrait s’élever à près de 800 euros. Un budget important pour l’association, qui exprime depuis 2017 sa volonté de racheter le site." Nous restons confiants, nous espérons qu’un accord pourra être trouvé avec la ville, même si de notre côté, on continue à explorer toutes les possibilités qui s’offrent à nous pour améliorer la prise en charge des animaux." Le dossier de mise en vente du site, une fois ficelé, devra inévitablement revenir sur la table du conseil communal.