Le ministère public a requis, lundi devant le tribunal correctionnel du tribunal du Hainaut, division de Mons, une peine de 4 ans de prison contre un Français sous mandat d'arrêt, et une peine de 18 mois contre un Sonégien. Les deux jeunes garçons sont poursuivis pour viol, tentative de viol, voyeurisme par enregistrement, diffusion des images sur les réseaux sociaux, et séquestration d'une jeune femme.

Les faits ont eu lieu le 22 septembre dans un appartement à Soignies. La victime, âgée de 18 ans, s'est rendue chez un ami pour une soirée, en toute confiance, car elle y passait souvent. Le Français, qu'elle rencontrait pour la première fois, lui a ouvert la porte. Lors de la soirée, les jeunes ont bu de la vodka et fumé des joints.

Selon la victime, le Français lui a fait des avances et l'a empêchée de quitter les lieux pour qu'elle prenne le train afin de rentrer chez elle à Ecaussines. Il l'a ensuite forcée, ce que conteste celui qui a été condamné treize fois en France dont une fois pour séquestration, à avoir une relation sexuelle.

"Il est revenu une seconde fois, étant plus agressif, plus violent, pour tenter de l'agresser sexuellement. Il n'y a pas eu de consentement", a déclaré Me Crombé, avocate de la partie civile, qui a cité un jugement rendu par le tribunal de Mons dans une affaire similaire à titre de jurisprudence.

Profitant de sa détresse, le Sonégien aurait abusé de la jeune femme, selon l'accusation.

Pour le ministère public, les faits reprochés au Français sont établis sans le moindre doute. Il estime que le Sonégien, placé sous mandat d'arrêt dans le cadre d'un dossier "stupéfiants", est également coupable, ce qui est contesté par sa défense.

Jugement le 25 avril.