Le procureur fédéral Julien Moinil a requis devant la cour d'appel du Hainaut, de lourdes peines contre cinq hommes (quatre Louviérois et un Roubaisien) déjà lourdement condamnés en première instance pour des vols à mains armées.

Le procureur fédéral a remis en question toute une série d'acquittements prononcés en première instance et a réclamé 16 ans de prison contre R.P (au lieu de 12 ans), 14 ans contre F.Z (au lieu de 9 ans), 13 ans contre S.T (au lieu de 9 ans) et 11 ans de prison contre G.P (au lieu de 9 ans) et A.S. (au lieu de 7 ans). 

Ils tentent de voler... le véhicule des forces spéciales

Le 25 juin 2018, F.Z et R.P avaient été arrêtés par les unités spéciales après une course-poursuite avec la police et l'incendie de leur véhicule à Estaimpuis. Après avoir braqué la patronne d'une station-service chez elle à Estaimpuis, les malfrats avaient tenté de voler une camionnette à Nimy mais il s'agissait d'un véhicule des forces spéciales qui surveillaient le box loué par les malfrats. 

Le parquet fédéral s'est intéressé à plusieurs vols avec violence commis dans la région les jours précédents avec toujours le même mode opératoire. Les agresseurs étaient armés, ils recherchaient de l'argent et frappaient les victimes. Circulant à bord d'une Mercedes volée à Avelgem, chez un notaire également molesté, les malfrats aspergeaient les portes des maisons cambriolées avec un liquide de nettoyage. 

Le procureur note que ce type de liquide a été balancé par des malfrats dans un canal mais une comparaison n'a pas pu être effectuée. Néanmoins, le procureur dit détenir assez d'indices pour condamner les prévenus, lesquels nient les faits. Des empreintes génétiques, des traces de semelles et le mode opératoire seraient identiques dans tous les cas, sans oublier la présence de la Mercedes sur chaque fait. 

Outre des agressions commises les nuits précédentes à Mouscron et à Pecq, les prévenus sont aussi soupçonnés d'avoir agressé un couple au Roeulx en janvier 2018. Là-aussi, ils avaient versé du liquide de nettoyage sur les clinches des portes et ils avaient vidé le contenu d'un extincteur, après avoir frappé et enfermé les victimes dans les toilettes. Les cinq malfrats armés voulaient le contenu d'un coffre-fort. 

Le procès en appel se poursuivra jeudi prochain dès 14h en appel avec les plaidoiries des avocats de la défense. Certains ont déjà remis en cause les méthodes particulières de recherche.