Si la nécessité de réaliser ces travaux n'est pas contester, les délais laissés pour organiser le déménagement laissent sceptiques les habitants.

D’ici quelques jours, le Service Public de Wallonie (SPW) entreprendra des travaux de curage et d’abattage du côté de Ronquières, au niveau du bief numéro 27. Pour les mener à bien, les 31 péniches qui y mouillent devront quitter les lieux et être temporairement déplacées à 200 mètres de là, dans une zone non-navigable au pied du plan Incliné.

Si les habitants se réjouissent de ces travaux, bien nécessaires, certains regrettent les délais dont ils disposent pour déménager. "Nous n’avons eu que deux mois pour nous organiser d’un point de vue familial et professionnel. Nous allons être entassés les uns sur les autres : il y aura jusqu’à quatre bateaux bord à bord, ce qui pose question en termes de promiscuité et de sécurité", regrette Emmanuel Bosteels.

Pour ce dernier, la solution proposée par le SPW et la commune de Braine-le-Comte n’est pas suffisante. "Les informations dont nous disposons sont assez floues. Il n’est pas question de rentrer en guerre avec qui que ce soit, nous sortirons les bateaux sans montrer la moindre opposition. Mais nous souhaitons attirer l’attention sur cette situation car si les travaux devaient durer plus longtemps que prévu, ce serait difficilement tenable pour nous."

Au total, une vingtaine de familles et une dizaine d’enfants sont concernés. "Nous sommes conscients qu’il n’y a pas de solution miracle. Mais nous sommes inquiets, notamment parce que l’alimentation électrique qui nous est proposée est insuffisante pour continuer à travailler et à assurer un cadre de vie suffisant pour tous. On parle de compteurs de 10 ampères… Je ne vois pas vraiment ce que l’on peut faire avec cela."

Aujourd’hui, le Brainois espère que les travaux se dérouleront sans encombre. "Nous insistons sur le fait qu’il était temps que ces travaux soient envisagés et programmés. Mais nous insistons aussi sur la nécessité de respecter les délais car en attendant, ce sont des familles qui en subissent les conséquences." Les premiers bateaux ont quitté le bief ce mardi. Les autres sortiront à partir du 22 juillet.