Centre Le texte déposé par le groupe Ensemble a été amendé.

Lors du dernier conseil communal, la majorité PS-MR-Ecolo de Soignies a présenté son plan global de sécurité routière. Celui-ci vise principalement à sensibiliser ou contraindre les automobilistes à réduire leur vitesse, notamment aux abords des écoles. Le groupe Ensemble souhaitait compléter ce plan avec une autre mesure : celle des rues scolaires. Ce concept très répandu en Flandre et à Bruxelles consiste à fermer une voirie située à proximité immédiate d’un établissement scolaire pendant les heures d’entrée et de sortie des classes.

Le texte déposé par le conseiller communal Matthieu Biset a été voté à l'unanimité mais avec quelques amendements tout de même. "Nous nous engageons à analyser attentivement ce mécanisme de rues scolaires en étudiant les avantages et les risques en termes de mobilité et de sécurité routière", précise la bourgmestre Fabienne Winckel (PS). "Nous allons proposer aux écoles intéressées de se manifester. S'il existe un intérêt, nous organiserons une consultation avec les écoles et l'ensemble des riverains. Nous ferons le point de ce projet au premier semestre 2020."

Initialement, le groupe Ensemble avait songé à deux écoles en particulier lors du dépôt de son texte qui disait ceci : "Nous invitons le collège à entamer les procédures afin de mettre en œuvre les rues scolaires à la rue du Pontin à Horrues et à la rue Félix Eloy à Soignies ; à faire étudier ces projets et à y associer les écoles, associations de parents ainsi que les riverains afin d’examiner les modalités de ces mesures ainsi qu'à lui faire rapport de l’avancement de ce dossier au conseil communal pour le mois de novembre."

Finalement, il a donc été décidé qu'un appel serait lancé à toutes les écoles et que le projet ne sera donc testé qu'avec les écoles demandeuses. De son côté, la bourgmestre explique que ce mécanisme de rues scolaires avait été évoqué lors de la création du plan global de sécurité. "Nous avions discuté de cela avec notre expert en mobilité. Il a toutefois argumenté avec diverses explications qu'il ne fallait pas mettre cela en place direcement, dès la sortie du plan. Car cela demande une importante analyse."