C’est une nouvelle qui en ravira plus d’un. Dans le cadre d’une première analyse trimestrielle des dossiers pour l’année 2022, le ministre en charge des infrastructures sportives, Adrien Dolimont (MR), a marqué un accord de principe sur le subventionnement de 16 dossiers, tous au stade d’avant-projet, tandis que trois dossiers bénéficient d’une promesse ferme. Chez nous, le projet de renouvellement du terrain de hockey de Saint-Vaast est concerné par un accord de principe.

Concrètement, cela signifie que les porteurs de projet peuvent poursuivre leur dossier en ayant la garantie d’obtenir une promesse ferme de subside, après validation de leur dossier technique et vérification des disponibilités budgétaires. "C’est évidemment une excellente nouvelle, d’autant que l’urgence se confirme de jour en jour", réagit le bourgmestre de La Louvière, Jacques Gobert (PS). "Le terrain de Saint-Vaast n’est pas vieux, il a moins de 10 ans. Mais il est fortement utilisé et dégradé."

Des problèmes de sécurité sont même évoqués. "Je ne suis pas compétent pour juger de l’état du terrain mais oui, les professionnels s’accordent à dire qu’il y a un souci de sécurité. Le problème dans pareil dossier, ce sont les sommes qui sont en jeux. Financer pareil investissement sur fonds propres est tout simplement impossible." On parle en effet de près d’un million d’euros pour remettre à neuf ledit terrain.

Le montant de la subvention s’élèverait à 633 760 euros. Un coup de pouce financier non-négligeable, sur lequel ne crachera pas la ville de La Louvière. Cette dernière comblera le solde via ses fonds propres. "Il est difficile de se prononcer sur un éventuel calendrier. Entre le moment où on lance l’adjudication et le moment où les travaux commencent réellement, plusieurs mois s’écouleront."

Les joueurs ne profiteront donc pas de leur nouvelle infrastructure demain. "L’adjudication n’est pas encore lancée, on parle donc de la saison prochaine. L’enjeux, c’est désormais d’obtenir auprès de la Fédération une dérogation pour pouvoir poursuivre l’occupation du terrain d’ici là." La dérogation actuelle reste valable jusqu’à la fin de cette saison. Il faudra dès lors négocier pour l’étendre à la saison prochaine.