La chambre des mises en accusation de Mons a décidé, dans un arrêt rendu jeudi, de placer Salvatore Marasco sous bracelet électronique. Le sexagénaire devait être jugé cette semaine aux assises pour l'assassinat de son ancienne compagne, Isabelle Rectem. Mais lundi, son procès avait été reporté car l'accusé a dû être placé en quarantaine après un contact avec un autre détenu, positif au coronavirus, au sein de la prison de Mons.

Au premier jour du procès aux assises, l'avocat général avait demandé le report du procès, non compatible avec une mise en quarantaine. "J'ai appris vendredi que, la veille, l'accusé avait eu un contact avec un codétenu positif. Dans ce cas-là, il y a un règlement qui impose une quarantaine de dix jours. Même vacciné, il présente un risque pour les autres, ce qui est incompatible avec un transfert et un procès."

Les avocats de la défense n'avaient pas été informés de la situation. Me Mayence s'était montré très critique à l'égard du parquet général et de la prison, ne comprenant pas que son client n'ait pas été transféré plus tôt de la prison de Nivelles à celle de Mons.

Salvatore Marasco n'a pas été testé positif et est en ordre de vaccination. Jeudi, il a comparu lors de l'audience de la chambre des mises en accusation, bien que censé être en quarantaine.

Ses avocats, Me Mayence et Me D'Agristina, avaient introduit une requête lundi matin demandant une détention sous surveillance électronique. Jeudi, le ministère public a dressé un réquisitoire en ce sens et la chambre des mises en accusation a rendu un arrêt qui permettra à Salvatore Marasco d'être détenu ailleurs que dans une prison.

Salvatore Marasco, alias Rino, 66 ans, est accusé d'avoir assassiné son ex-compagne, Isabelle Rectem, lors d'une fête des voisins à Chapelle-lez-Herlaimont, le 7 juillet 2019. Il est aussi accusé d'avoir blessé un conseiller communal, Alain Jacobeus, avec un pistolet semi-automatique détenu sans autorisation.