Husein J. écope de quatre ans de prison avec sursis.

Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné vendredi Hussein J. à 4 ans de prison avec un sursis simple. Le prévenu était poursuivi pour coups et blessures et viol sur son ex-compagne. Lors de son jugement, le tribunal correctionnel de Charleroi a acquitté Hussein J. pour le viol. Ce dernier était en aveux d'avoir frappé la victime mais contestait le viol.

Le 20 janvier 2018, Hussein J. et son ex-compagne avaient fait la tournée des boîtes de nuit, à Nivelles et à Bruxelles, avant de rentrer ensemble dormir au domicile du prévenu à Seneffe. Durant la nuit, le prévenu s'était emporté sur la victime. "J'avais reçu 4.000 euros de ma famille pour ouvrir un magasin. Et lorsque je me suis levé, l'argent avait disparu", avait expliqué Hussein J. Ce dernier avait alors fouillé la victime, la soupçonnant de lui avoir dérobé la somme. "Je lui ai baissé son pantalon car je pensais qu'elle avait peut-être caché l'argent dans son slip mais je ne l'ai pas violée." L'homme âgé de 45 ans avait reconnu avoir frappé la victime après avoir reçu un coup avec une assiette. 

Présente à l'audience, la victime avait une tout autre version de la scène. "Il était comme fou. Il m'a attrapée par les cheveux pour me faire remonter dans sa chambre, m'a jetée sur le lit, m'a frappée au visage. Il m'a arraché mon pantalon, mon slip. Il a mis ses doigts dans mon vagin et mon anus pour vérifier que je ne cachais pas sa drogue." 

Le substitut Vervaeren avait requis une peine de 4 ans de prison. Selon le ministère public, le doute n'était pas permis concernant le viol. "Il était complètement parano, sans doute à cause du cocktail cocaïne-alcool. Il a agi sans la moindre rationalité. Pourquoi la victime inventerait-elle cette histoire de fouille intime?" Me Zahner, à la défense d'Hussein J., avait plaidé un sursis simple, admettant que les deux personnes avaient vécu une relation malsaine. "Il avait effectivement reçu 4.000 euros la veille des faits et cet argent avait disparu, c'est pour cela qu'il a fouillé la victime et l'a retenue sur place, avec une violence inacceptable, en attendant la police. Mais rien ne permet d'affirmer qu'il y a eu viol. La parole de la victime ne suffit pas", avait plaidé l'avocat.