La société d'armement basée à Seneffe attend toujours la réponse d'Elio Di Rupo.

Quel sera l'avenir de l'entreprise Mecar et de ses 300 travailleurs ? Tout le monde se pose la question au sein de la société qui produit des munitions de tir direct pour les véhicules blindés légers, les chars et les véhicules d'infanterie. Après l'annonce de 29 licenciements début octobre, les syndicats craignent en effet toujours pour l'avenir de l'entreprise.

La pérennité et même la survie de la société dépendent de l'octroi de licences d'exportations vers l’Arabie saoudite. "Ces licences d'exportation permettraient d'obtenir une garantie d'emploi pour au moins les deux prochaines années", assure Philippe Bertleff (FGTB). "Mais nous n'avons pas de nouvelle de ce qui se passe. Nous espérons recevoir des informations et surtout une réponse positive le plus rapidement possible."

Cette réponse doit venir de la bouche d'Elio Di Rupo. Via la commission d'avis, le Ministre-Président wallon devra donner le feu vert ou rouge pour l'octroi de ces licences. "La volonté d'Elio Di Rupo est de prendre la décision la plus juste et dûment motivée. Pour ce faire, l'analyse suit actuellement son cours", nous explique le cabinet du Ministre-Président.

L'été dernier, un contrat pour un montant de plus de 24 millions d’euros a dû être refusé par Mecar suite à un avis négatif rendu après l'examen de la commission d'avis "compte tenu de la situation dans laquelle se trouve l’Arabie saoudite." C'est précisément ce qui a entraîné la première vague de licenciements : 29 travailleurs, soit 10% du personnel, ont été priés de s'en aller. "Les négociations sociales sont d'ailleurs en cours de finalisation", précise Philippe Bertleff.

Dans la foulée, les députés socialistes de la région du Centre Laurent Devin, Michel Di Mattia et Sophie Pécriaux avaient convoqué une réunion avec Elio Di Rupo et les responsables du management et des travailleurs de Mecar. Le député sonégien François Desquesnes (cdH) a également interpellé l'ancien président du PS. Mais sa question émise au parlement wallon est jusqu'à présent restée sans réponse.