À seulement quelques heures du conseil national de sécurité, plusieurs secteurs attendent un assouplissement de certaines mesures. C'est notamment le cas du monde de la course. Certes, les activités extérieures ont toujours été autorisées mais certains projets n'ont pas pu voir le jour. Je cours pour ma forme de Seneffe en est l'exemple. 
 
Organisé au printemps et à l'automne, ce challenge mêlant jogging et course a été annulé à deux reprises l'année dernière. " Nous avions commencé la session printemps depuis deux semaines, lorsque le confinement a été annoncé", explique John Louagie, porteur du projet. " Et manque de chance, en septembre, ça a été de nouveau le cas. C'est décourageant !"

Deux mésaventures, que John Louagie aimerait éviter cette fois-ci. "Nous espérons que la bulle à l'extérieure soit élargie pour pouvoir organiser notre session de manière plus sereine", déclare John Louagie. "Cette fois-ci, nous allons faire en sorte qu'elle ait bien lieu mais l'organisation sera différente." Le Seneffois craint que la bulle de seulement quatre personnes freine les sportifs. Avec la bulle, les activités ont en effet du être réorganisées. D'ailleurs, toutes n'ont pas repris. John qui s'occupe des groupes moins accomplis a décidé de ne pas continuer lors de ces derniers mois.

Par contre, les catégories accomplies elles, ont souhaité continuer, et ce malgré les restrictions. "Ce sont de véritables passionnés, ils sont accroc à ce sport", souligne Ali Messaoudene, coach. "Et le souci avec la course, c'est que si l'on arrête, c'est difficile de rattraper le même rythme." Certains ont d'ailleurs baissé les bras dans les groupes débutants. Il faut dire qu'il est compliqué de garder sa motivation avec l'ambiance actuelle. " Même si la course est, en soi, un sport individuel, le collectif est tellement important", rajoute Ali Messaoudene. " Pour les membres de mon groupe, c'est une porte de sortie à une vie devenue parfois monotone avec le télétravail."

Le défi aura donc bien lieu ce printemps. Pendant douze semaines, les coachs du challenge entraîneront les adhérents à se surpasser. Avec plus de cinq catégories différentes, les sessions de Seneffe sont celles qui rassemblent le plus de monde. En moyenne, une centaine de personnes y participent au printemps. "Nous fonctionnons avec un système de carte", explique Ali Messaoudene. "Elle donne accès à trois séances et si l'activité plaît, la personne peut prolonger."

Soutenu par la commune, le groupe espère que les coureurs seront toujours au rendez vous cette année.