Les Seneffois en auraient-ils enfin fini avec les odeurs nauséabondes perçues durant près d’une semaine ? Tout semble le laisser penser. En effet, depuis quelques jours, elles ne sont plus perceptibles sur les territoires de Seneffe, où elles étaient pourtant particulièrement incommodantes.

"Tout porte à croire que ces odeurs sont des conséquences de l’incident du 28 juillet 2020 sur le site d’Afton Chemical, appelée communément Afton, à Ecaussinnes", explique-t-on du côté de la commune de Seneffe. "Les enquêtes et expertises se poursuivent pour affiner les causes précises des odeurs incommodantes et parfois irritantes ressenties, majoritairement, à Feluy et Arquennes."

Pour autant, la vigilance restera de mise. "La large cellule de crise mise sur pied par la Commune de Seneffe se réunira encore la semaine prochaine. Elle rassemble outre la Commune de Seneffe, plusieurs services techniques, la commune d’Ecaussinnes mais également le centre de crise wallon et celui du Gouverneur de Hainaut." À ce stade, la commune tente de se montrer rassurante. "Il n’y a priori pas de raison d'avoir de nouvelles odeurs mais si tel était le cas, tout serait mis en œuvre pour déployer, à nouveau, le matériel d’analyses."

Pour rappel, la première vague d’odeurs, perçues dès le mardi 28 juillet dernier, provenait visiblement de l’usine Afton Chemicals ayant son siège sur la commune d’Ecaussinnes. D’autres odeurs ayant été constatées par la suite, les investigations se sont poursuivies pour identifier l’origine de chacune d’elles, et sanctionner les infractions éventuelles.

Les mesures prises jusqu’ici par la protection civile et les pompiers ont démontré la présence de sulfure d’hydrogène (H2S) dans l’air, un gaz qui peut être toxique mais dont les taux relevés sont bien en deçà du seuil de toxicité. Ce gaz a un seuil olfactif très bas. Ce qui explique qu’il soit perceptible sans être toxique.

Un conseil communal d’urgence, convoqué par la minorité à Seneffe, se tiendra ce 12 août. Des experts seront notamment invités à prendre la parole.