Ce mardi, la commune de Seneffe annonçait la levée de la phase communale de son plan d’urgence, déclenchée le 2 août dernier à la suite d’odeurs nauséabondes perceptibles sur l’ensemble du territoire et de la commune voisine d’Écaussinnes. Si l’origine de ces odeurs n’a pas encore pu être identifiée et que l’enquête se poursuit, l’incident donne lieu à quelques interrogations.

C’est ainsi que le député fédéral Albert Vicaire (Ecolo) entend questionner la ministre de l’environnement Marie-Christine Marghem (MR). "Un incident s’est produit au sein de l’usine Afton provoquant alors la mise en sécurité des installations et l’envoi de gaz dans la torchère. Quelques jours plus tard, de nouvelles émanations se sont produites dont l’origine n’a pas encore été déterminée", explique-t-il.

"Cet incident illustre un problème qui n’est pas malheureusement pas inédit : l'entreprise à l'origine du trouble n'a pas joué le jeu et n’a pas déclaré l'incident spontanément, forçant la commune et les services de secours à investiguer tous azimuts. Au-delà de cet aspect, c’est le droit à l’information des citoyens et la transparence des usines Seveso qui est en jeu."

Le député regrette que sous la précédente mandature, il ait été décidé de supprimer les sirènes d’alerte dans les zonings seveso et les centrales nucléaires. "Ces sirènes qui précisément indiquent aux habitants des alentours qu’un incident survient dans l’usine semblent constituer la première étape d’information minimum des citoyens."

Et de poursuivre : "En outre, l’industriel n’est pas tenu d’informer par d’autres moyens les citoyens si un tel problème survient. Pour le moment, la loi n'oblige pas la mise en place d'un comité de concertation entre les usines et les riverains. Ces comités travaillent sur base volontaire et si d’aventure les industriels faisaient preuve de mauvaise volonté, les riverains et les autorités communales ne peuvent rien faire."

La demande est donc claire : le député invite à la réflexion et à un possible retour en arrière quant à l’utilisation des sirènes d’alerte et demande que soit envisagée l’imposition de comités de concertation entre les usines et les riverains. La ministre devrait répondre lors de la prochaine commission climat.