En août dernier, de longues investigations étaient menées afin de découvrir l’origine d’odeurs nauséabondes à la suite d’un incident au sein de l’entreprise Afton. Un incident qui avait une nouvelle fois soulevé la question des mesures à prendre au sein des usines de type Seveso, dont les sirènes d’alerte avaient été supprimées sous la précédente mandature.

De son côté, Albert Vicaire (Ecolo) plaide pour leur réinstauration et la mise en place obligatoire (et non plus volontaire) de comités de concertation entre les usines et les riverains afin d’assurer une meilleure communication entre tous les intervenants. C’est en ce sens qu’il a interrogé la ministre de l’environnement, Marie-Christine Marghem (MR).

"Je suis 1000 fois d’accord avec vous. Le problème, c’est que je suis limitée par les compétences", a répliqué la ministre. "Les permis d’environnement, qui sont les instruments qui permettent aux autorités publiques d’imposer des conditions plus strictes à une entreprise relèvent des compétences régionales, et donc en l’espèce de la compétence de Céline Tellier. Je vous enjoins à la sensibiliser, même si je le ferai moi-même également."

En ce qui concerne la directive seveso sur les accidents industriels, elle a en effet été partiellement transposée dans des compétences fédérales. "Mais elles relèvent du ministre l’intérieur, car il s’agit de sécurité", précise encore Marie-Christine Marghem. Une fois encore, on assiste ici à la preuve que la lasagne institutionnelle belge rend les choses extrêmement compliquées.

De son côté, Albert Vicaire s’est dit resté convaincu que la ministre fédérale pourrait intervenir pour imposer la mise en place de comités de concertation. "Je pense que les comités de concertation, c’est quelque chose qui relève du fédéral." La ministre, peu convaincue, s’est engagée à effectuer quelques recherches afin de voir ce qu’il en est. Bref, à ce stade, il serait prématuré de se réjouir d’une quelconque avancée en la matière.