Mons et la Louvière s'occupent de cette mission pour l'ensemble des postes.

En première ligne pour assurer la prise en charge et le transport de patients contaminés par le Covid-19 ou susceptibles de l’être, les pompiers de la zone de secours Hainaut-Centre sont fortement sollicités ces dernières semaines. Si les interventions dites pompiers (accidents, balisages, incendies,…) diminuent, les ambulances tournent à plein régime. Ce qui nécessite donc un important travail de désinfection.

Un travail codifié et absolument nécessaire, qui n’est cependant réalisé qu’au sein de deux postes de secours de la zone, à savoir La Louvière et Mons. "À La Louvière, nous procédons aux désinfections de nos propres ambulances mais aussi de celles de Binche, Braine-le-Comte et Soignies", glisse un pompier. "On ne va pas se mentir, c’est plutôt lourd que de devoir gérer les ambulances des postes voisins."

Car le travail ne manque pas, en cette période de crise sanitaire. "Il y a des périodes plus creuses et des périodes totalement folles. Dans tous les cas, c’est du 24 heures sur 24. Jusqu’ici, nous parvenons à suivre mais il ne faudrait pas que l’une des personnes chargées de cette désinfection tombe malade. Ce serait vraiment la galère. C’est beaucoup de pression, nous aspirons à que cette crise soit rapidement derrière nous."

Un souhait forcément partagé par tous, y compris Baudouin Vervaeke, commandant de la zone. "Nous faisons pour un mieux. Nous avons estimé que n’avoir que deux postes de décontamination était avantageux d’un point de vue logistique mais aussi pour limiter le nombre de personnes impliquées dans cette opération de désinfection. Nos missions sont désormais essentiellement tournées vers le covid-19."

Entre 30 et 45 minutes sont nécessaires pour nettoyer efficacement les ambulances. "Si toutes les précautions ont été prises lors du transport du patient, une simple désinfection suffit. Si nous ignorions qu’il était porteur et que toutes les précautions n’ont pas été prises, elle est plus poussée et donc plus longue. Il n’est pas impossible qu’une file d’attente d’ambulances se forme, même si ce n’est pas quotidien."

Rappelons que trois ambulances spécifiquement dédiées au transport de patients infectés sont désormais actives sur le territoire zonal : une à Chièvres, une à Mons depuis ce jeudi matin et une troisième est attendue dans les prochains jours à Binche. Un investissement bien nécessaire alors que la région montoise reste la plus durement touchée.