L’ambiance était plutôt calme ce lundi, au conseil communal de la Ville du Roeulx. En raison de changements dans le règlement d’ordre intérieur, les conseillers de l’opposition se sont fait discrets lors de la réunion mensuelle. "Nous avons décidé d’appliquer un silence absolu en réaction à la modification du règlement d'ordre intérieur", nous avait confié Gregory Lucas, conseiller de l’opposition. "Nous ne poserons aucune question tout au long du conseil et nous nous abstiendrons sur tous les points."

Loin d’être au courant de cette décision, la majorité semble perplexe face à cette réaction. "Leur comportement, ce lundi, n’était qu’un "mauvais cinéma" car, à l’issue du huis clos, et lorsque les caméras avaient quitté la salle, un de leur conseillers a quand même posé deux questions à l’un des membres du Collège", explique le bourgmestre, Benoît Friart. "Des questions qui n’avaient rien à voir avec l’ordre du jour du huis clos mais qui concernaient la séance publique. D’autre part, nous avons pu remarquer qu’ils n’ont voté "contre" aucun des points présentés par la majorité. » Je présume donc qu’ils n’ont plus rien à redire au sujet de notre gestion de la Ville!"

Le sujet de la discorde ? Des restrictions du temps de parole des conseillers communaux. Lors du conseil du 1er mars, la majorité avait annoncé la réduction du nombre de questions d’actualité possibles par conseiller. Le collège avait opté pour un maximum de deux questions dans un temps imparti de deux minutes par question. Les répliques ont, elles, disparu des séances de conseils communaux. "Nous souhaitons un réveil par rapport à ces modifications qui ne sont rien d'autre que des atteintes au débat démocratique", a déclaré Gregory Lucas. "Le but de cette action est avant tout de montrer aux citoyens ce que serait une séance du conseil communal sans intervention de la minorité, montrer le rôle essentiel que joue la minorité dans le débat démocratique qui devrait être au cœur de ces séances."

"En fait, contrairement à ce qu’elle prétend en se comportant de façon particulièrement populiste, mais nous en avons l’habitude, l’opposition a de multiples possibilités d’intervenir lors d’un Conseil communal", précise Benoît Friart. "Elle peut notamment demander de rajouter des points à l’ordre du jour. Les conseillers de l’opposition peuvent aussi poser chacun deux questions d’actualité à l’issue de la séance publique."La majorité rappelle que les conseillers communaux ont la possibilité d’intervenir, durant le conseil, sur chacun des points repris à l’ordre du jour.