Il y a un an, le ministre Willy Borsus détaillait ses idées pour l’avenir du site BASF. L’ancienne usine pétrochimique fermait ses portes en 2009, laissant 65 hectares à l’abandon. Le gouvernement wallon avait marqué son accord pour la mise en place d’un premier projet-pilote afin de dépolluer les sols. La fin des travaux orchestrés par la SPAQuE était espérée pour la fin 2025. Le ministre annonçait également que l'intercommunale IDEA avait établi des contacts avec des investisseurs potentiels, qui seraient en train de réfléchir à des projets concrets. Une année après la réception de la bonne nouvelle, où en est le dossier ?

Le ministre en charge de l’aménagement du territoire, Willy Borsus a confirmé à la députée wallonne, Sophie Pécriaux (PS), l’aval de la DAS en mars de cette année, de l’étude combinée du site et de la demande d’extension du périmètre envoyée par IDEA. Un verdict qui lance la prochaine étape décisive, qui est le dépôt de la demande de permis unique. Il devrait être introduit dans les prochaines semaines, à la mi-mai. Ensuite, les différentes démarches administratives se poursuivront selon les procédures et délais réglementaires. L’objectif final est un début de chantier de reconversion dans un peu plus d’un an, soit à la mi-2022.

Il y a 12 ans, la fermeture de l’usine pétrochimique BASF provoquait la perte de plus de 300 emplois directs, sans compter les emplois indirects. Le site de 65 hectares, depuis, était totalement inoccupé.Le gouvernement wallon y avait alors vu l’occasion d’y réaliser un projet important. Selon la faisabilité technique et financière, le développement de projets de production sur le site d'énergies renouvelables et donc l'intégration des enjeux de la transition énergétique. L’ambition était de recréer de l’emploi, de l’ordre de 350 à 450 postes. Le dossier avance donc progressivement.

Si le projet venait à se concrétiser, il devrait être bien accueilli par la population de la région du Centre.