Si elles sont accordées, elles permettront de maintenir les adoptions, et peut-être même les stérilisations urgentes.

Si la période de confinement imposée afin d’endiguer la propagation du Covid-19 n’est simple pour personne, elle l’est encore un peu plus pour les refuges pour animaux. En effet, ceux-ci ont dû fermer leurs portes. Les adoptions n’y sont donc plus possibles alors que beaucoup sont saturés ou en passe de l’être. Jusqu’à présent, les refuges tentent toujours de répondre aux demandes d’abandon et accueillent encore les animaux errants, trouvés et confiés par les zones de police.

Mais la situation ne pourra s’étaler dans le temps. "C’est une période extrêmement compliquée. Nous ne sommes pas considérés comme des commerces essentiels, nous avons donc dû fermer nos portes", explique Marie-Rose Bruffaerts, présidente des Amis Des Animaux, refuge situé à Feluy. "ous allons tenter d’obtenir des dérogations afin de poursuivre nos activités essentielles."

Il ne sera évidemment plus question de visiter le refuge mais de permettre les adoptions en respectant toutes les mesures de précautions nécessaires. "Si la dérogation est accordée, nous n’accueillerons qu’une seule personne au refuge et respecterons les distances de sécurité. Les actes administratifs pourraient être numérisés pour éviter les contacts. Des solutions existent et il faut tenir compte de notre réalité de terrain."

Aujourd’hui, le refuge tourne au ralenti. "Notre personnel administratif travaille à distance et les bénévoles ne peuvent se déplacer. Nous ne sommes plus que deux à assurer l’entretien du refuge et à nous occuper des animaux. Nous cherchons tous les appuis possibles pour tenter d’obtenir le soutien politique. Nous prenons la mesure de cette situation mais nous ne pouvons pas nous contenter de déserter les lieux et de laisser les animaux livrés à eux-mêmes."

Les adoptions ne sont pas les seules à être suspendues. Les stérilisations le sont aussi jusqu’à nouvel ordre. "Nous devons nous attendre à une explosion démographique du nombre de chatons ces prochains mois. Nous tentons, là aussi, d’obtenir une dérogation pour les chats errants. Si nous ne les prenons pas en charge maintenant, en début de grosse, ce sera la catastrophe une fois la crise passée." La présidente du refuge croise désormais les doigts et espère être entendue aussi rapidement que possible.