C'est un véritable acharnement qui s'abat sur la vie de Lili, nom d'emprunt, et sa famille. Depuis 2017, la Sonégienne est victime de dégâts à l'huile de moteur sur sa façade, à la rue de Neufvilles. Des années durant laquelle sa maison a été la cible à quatre reprises. 
 
Les faits ont commencé en décembre 2017. Aux alentours de 18h30, Lili est dans son salon lorsqu'un individu est occupé à salir sa façade avec de l'huile à moteur. Dans une pièce pourtant située au devant de la maison, Lili n'entend pas de bruits, mais constate l'ampleur des dégâts quelques minutes après le départ de l'auteur. Et c'est la stupéfaction. " Tout était entièrement recouvert d'une épaisse pellicule noire", a constaté la maman. " C'était horrible. Ça coulait, et même à l'intérieur de la maison. Je me suis dit que c'était peut-être des jeunes qui s'étaient amusés à faire ça et que c'est tombé sur moi malheureusement."

Mais ça ne s'est pas arrêté là. Le cauchemar de Lili s'est reproduit une deuxième fois une année plus tard, toujours au mois de décembre. Et là encore, le procédé est toujours le même. Aux environs de 18h, de nouveaux jets d'huile ont été constatés par la Sonégienne. Une situation anxiogène pour la famille, qui décide alors de s'équiper d'une caméra. "J'ai investi dans l'objet pour que je puisse identifier quelqu'un ou du moins, me sentir plus en sécurité", déclare Lili. "On est clairement la cible de quelqu'un et j'ai peur constamment.

En 2019 cette fois, un an plus tard, la caméra capture un individu, marteau à la main, occupait à saccager le devant en pierre bleue de l'habitation. Et pour la maman, il n'y a aucun doute. Il s'agirait de la même personne. "Quelle est la coïncidence pour que l'on soit à nouveau la cible de quelqu'un encore au mois de décembre ?", interroge Lili. "Et il était visiblement au courant de la caméra, puisqu'il était impossible de le reconnaître avec sa capuche."

© D.R.

Mais la Sonégienne a eu de l'espoir à la fin de l'année dernière. Au mois de décembre 2020, plus aucun dégât n'a été constaté. Un grand soulagement pour la mère et sa fille, mais qui fût de courte durée. Il y a quelques jours, le 12 mars, Lili déplore le saccage de sa façade par de l'huile de moteur. "J'ai été complètement surprise par ce changement de période", ajoute la Sonégienne. "Cette fois-ci, ce n'est qu'un bout de mon devant qui a été touché. La partie qui se trouve en dessous de la caméra, là où il ne peut pas être vu. C'est désolant." Et Lili a une théorie expliquant ce changement de mois. Selon la maman, les travaux de six mois dans sa rue, on empêchait la personne d'accéder à sa devanture, mais force est de constater que cela ne l'a pas freiné.

Après plus de quatre ans, la mère de famille ne sait plus quoi faire. Après plusieurs contacts avec la zone de police, Lili se sent abandonnée. "J’ai l'impression que les autorités attendent que quelque chose de grave se passe pour agir", déplore Lili. "Je ne me sens pas prise au sérieux, alors que nous avons peur." Plusieurs patrouilles de police ont déjà quadrillé le secteur durant le mois de décembre, mais sans réel résultat. La situation est d'autant plus compliquée que Lili ne comprend pas cet acharnement. "Nous sommes clairement visés et je ne comprends pas pourquoi", explique Lili. "J'ai beau me remémorer mes querelles passées, je n'en vois aucune crédible. Je dois connaître la personne, et c'est ça qui est encore plus triste." Les dégâts ne sont d'ailleurs pas uniquement matériaux. La maman a récemment reçu une lettre de son assurance l'informant de la fin du contrat. Selon Lili, la répétition des événements aurait fait peur à l'assurance. 

© D.R.

La Sonégienne a donc lancé un appel à l'aide sur les réseaux sociaux. Lili cherche à tout prix un témoin ou des images qui pourraient l'aider dans sa recherche. "Je suis prête à tout pour que cela s'arrête et que l'on retrouve le coupable", termine la maman. "Je propose 200 euros à celui qui m'apportera des preuves tangibles sur l'affaire." La famille espère pouvoir reprendre une vie normale le plus vite possible.