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Une réflexion globale est menée pour l'ensemble des casernes de la zone.

Opérationnelle depuis 2014, la zone de secours Hainaut-Centre est aujourd'hui composée de dix casernes (Binche, Braine-le-Comte, Chièvres, Enghien, Soignies, Saint-Ghislain, Mons, Dour, Quiévrain et La Louvière) qui œuvrent pour 28 communes. Mais la situation actuelle risque bien de changer dans les prochaines années. "Une réflexion est menée sur l'ensemble des casernes", signale Eric Thiébaut (PS), président de la zone qui a récemment repris le flambeau de Pascal Hoyaux.

Actuellement, toutes les casernes de la zone sont encore la propriété des communes. "A terme, nous devons les reprendre en main. Mais il faut d'abord réfléchir à la façon dont nous allons réorganiser cet ensemble de casernes."

"Nous allons en premier lieu mener des analyses de risques pour chaque caserne", précise Fabienne Winckel (PS), bourgmestre de Soignies et vice-présidente de la zone de secours. "En fonction de cela, nous pourrons déterminer comment travailler avec les casernes. Ensuite, nous étudierons les cas de chacune : quels travaux faut-il réaliser, pour quels montants ? A ce moment-là, peut-être que nous déciderons de construire de nouvelles casernes plutôt que d'en rénover. Mais tout cela demande une grande réflexion."

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Les cas de Soignies et de Braine-le-Comte font partie des priorités. Les deux casernes, situées à 5,5 kilomètres l'une de l'autre, possèdent déjà des mutualisations au niveau du personnel. "L'idée n'est pas de garder l'une ou l'autre", reprend Eric Thiébaut. "Nous nous demandons s'il ne serait pas plus judicieux de construire une nouvelle caserne qui serait installée entre Soignies et Braine-le-Comte. Mais rien n'est encore définitivement tranché."

Ce dossier prendra évidemment encore du temps. "Nous n’excluons rien", assure Fabienne Winckel. "Nous voulons que ça reste dans des balises budgétaires raisonnables et que ce service lié à la sécurité soit garanti pour les citoyens. Ce sont les deux aspects les plus importants."

C'est notamment dans cette optique qu'Eric Thiébaut, d'autres membres du collège de la zone ainsi que le commandant Baudouin Vervaeke ont entamé un tour des dix casernes. "C'est très instructif. Cela nous permet de rencontrer les hommes, d'entendre leurs problèmes et les éventuelles sources de tension. Et puis nous constations l'état des bâtiments", ponctue Eric Thiébaut.