La prolifération des chats errants est devenue une véritable problématique dans les communes. Sur quatre années, un couple de chats peut être à l’origine de plus de 20 000 chats. Face à ces chiffres, un arrêté du Gouvernement wallon relatif aux chats domestiques impose la stérilisation de tous les chats en 2016. Une exception existe pour ceux destinés à l'élevage dont le responsable est un éleveur agréé. 

La commune de Seneffe agit à son échelle déjà depuis 2013. Afin delimiter la surpopulation des chats, les autorités prennent en charge la stérilisation des chats errants sur le territoire seneffois en collaboration avec l’ASBL, Les Amis des Animaux, de Feluy. La convention est toujours en cours pour la neuvième année de suite. 

Ce mois-ci, la commune a décidé d’aller encore plus loin. Elle prendra en charge une partie du coût de la stérilisation des chats domestiques des personnes à faibles revenus. "Ayant constaté que l’aspect financier d’une stérilisation pouvait être un frein pour les personnes à faibles revenus, la volonté est d’apporter une aide à ces personnes qui bénéficient déjà d’un tarif préférentiel via l’ASBL, Les Amis des Animaux, sur base d’une attestation du CPAS", a expliqué le collège. La commune interviendra pour un montant de 40 euros dans les frais liés à la stérilisation. Le solde à charge du demandeur sera, lui, de 20 euros. 

Un coup de pouce nécessaire, quand on connait les prix parfois élevés pour la stérilisation d’un chat. Comptez en moyenne 75 euros pour un chat mâle et 150 euros pour une femelle. D’autant plus que tous les chats doivent être également identifiés. Le coût de l’identification et de l’enregistrement s’élève à 50 euros. 

Tout cela est rendu possible grâce au récent arrêté du Gouvernement wallon. Ce dernier a établi un régime d’aide aux communes dans le cadre du bien-être animal pour une durée de trois ans. Il prévoit le soutien à la stérilisation des chats, la mise en place d’une concertation avec le référent bien-être animal dans les communes et le financement d’actions de sensibilisation. 

Les personnes à faibles revenus sont donc invitées à s’adresser au CPAS, si elles ont besoin d’une aide financière. Après un examen de la demande, le service les mettra en contact avec l’ASBL. Les autorités communales espèrent ainsi pouvoir endiguer la surpopulation des chats au plus vite.