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Une nouvelle période de souscription sera ouverte pour essayer d'obtenir ce montant manquant.

Deux semaines après la fin de la période de souscription pour intégrer la Coopérative des betteraviers transformateurs (CoBT), l’heure est au bilan. Au total, ce sont 1 173 planteurs qui ont souscrit à des parts pour rejoindre le projet de la sucrerie de Feluy, pour un approvisionnement annuel de 1 060 000 tonnes de betteraves, soit 75% du seuil de rentabilité fixé. Et ce sont surtout 40 millions d’euros qui ont été souscrits en parts sociales.

C'est beaucoup, mais pas assez. Il fallait en effet atteindre la somme de 50 millions d’euros pour que le capital total visé à 100 millions d’euros soit détenu majoritairement par les agriculteurs. « Obtenir 40 millions d’euros, c’est déjà inédit dans le monde agricole mais il est vrai que ce n’est pas encore suffisant pour décider de construire l’usine ou non », commente Benoit Haag, coordinateur de la coopérative en charge du projet de sucrerie.

Le projet est-il donc abandonné à cause de cet échec ? Non. La coopérative a décidé d’ouvrir une seconde période de souscription aux parts afin de tenter d’obtenir les 250 000 tonnes de betteraves annuellement encore nécessaires pour atteindre le seuil de rentabilité ainsi que les 10 millions d’euros manquants. « Dans les derniers jours de la souscription, de nombreux agriculteurs ont montré leur intérêt pour injecter davantage d’argent. Tout le planning de la nouvelle souscription est en préparation et il sera bientôt communiqué. »

Initialement, Benoit Haag et son équipe, qui restent optimistes pour la suite, rêvaient de donner le coup d’envoi des travaux de construction de la sucrerie dès le printemps 2019. « Le timing prévoyait la possibilité d’avoir une nouvelle souscription donc ce n’est pas abandonné pour que ça démarre dans les prochains mois même si on aurait espéré éviter tout cela pour gagner du temps. »

Pour rappel, le projet de la sucrerie est prévu sur un site de 25 ha, situé le long de l’autoroute E19, non loin de la sortie Feluy. Le budget total du projet, jusqu’à sa mise en service en 2021, est estimé à 326,7 millions d’euros. L’usine serait active 115 jours par an, dès 2021. Durant cette période, elle aura la capacité de travailler, à son optimum économique et énergetique, un total de 14 000 tonnes de betteraves par jour.

Un recours de la commune à gérer

Parallèlement, la Coopérative devra mener une autre bataille. Celle d'un recours émis par la commune de Seneffe quant au permis octroyé à la mi-janvier. "La procédure va suivre son cours mais nous restons de toute façon ouverts à la discussion avec la commune de Seneffe, comme c'était déjà le cas avant", explique Benoit Haag. "Mais il faut le faire de façon raisonnable tout en respectant notre projet."

Ce recours requiert donc l'ajout ou la modifications de plusieurs points concernant le charroi des camions qui n'est pas interdit dans le centre de Seneffe, l'évacuation des eaux sales et le captage de l'eau via un puits, les nuisances odorantes, la fosse sceptique ou encore la voirie d'accès.