La construction de la sucrerie ne se fera finalement pas en 2020.

Le permis est accordé, les plans sont prêts, les actionnaires ont marqué leur accord, les coopérateurs ont répondu massivement et les contrats d’approvisionnement en betteraves sont bouclés. Tous les voyants sont au vert pour que la Coopérative des betteraviers transformateurs (CoBT) puisse lancer le processus de construction de la sucrerie de Feluy (Seneffe). Tous, sauf un. Celui des banques.

"Nous nous sommes rendus compte à la fin du mois de décembre que le processus de négociation avec les banques prenait plus de temps que prévu", confie Benoît Haag, coordinateur de la CoBT. "Nous sommes confiants pour que des accords aboutissent mais nous avons compris que nous ne parviendrions pas à boucler les négociations de financement pour ce début d'année 2020."

Conséquence : la construction de l'usine de débutera pas en avril prochain, comme le prévoyait le planning. "Nous avons décidé de reporter la construction d'une année entière, soit au printemps 2021. Cela nous permettra de négocier avec les banques sans se précipiter. Nous aurions pu simplement décaler la construction de quelques mois mais nous devons nous calquer sur le calendrier de la production betteravière afin que l'usine soit prête à tourner directement avec les récoltes."

S'il elle intervient bien au printemps 2021, la construction de la sucrerie se terminera en 2023 pour une mise en route de la sucrerie au mois de septembre. "C'est certain que nous aurions préféré déjà débuter la construction cette année mais ce délai va permettre de sécuriser le projet et de lever les dernières inconnues", positive Benoit Haag.

En attendant, les 1400 souscripteurs de la coopérative se réunissent régulièrement lors de réunion à travers le pays. Pour rappel, le projet de la sucrerie est prévu sur un site de 25 ha, le long de l’autoroute E19. L’usine sera active 115 jours par an et aura la capacité de travailler, à son optimum économique et énergétique, un total de 14 000 tonnes de betteraves par jour. En plus de fournir "un revenu équitable" aux 1250 familles d'agriculteurs impliqués dans le projet, ce sont 98 emplois temps plein directs et plus de 300 emplois indirects qui seront créés.