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La coopérative s'organise désormais en interne pour sa gouvernance et son financement.

Le projet de sucrerie dans le zoning de Feluy se concrétise peu à peu. Mais une grande étape vient d'être franchie. Le permis unique, qui avait fait l'objet de trois recours, est officiellement validé. "Les recours introduits par IDEA, BASF et la commune de Seneffe ont fait l'objet d'un retrait la semaine dernière", explique Benoit Haag, coordinateur du projet. "Nous avons discuté entre nous à propos des différents points qui inquiétaient les uns et les autres. Et tout a été réglé. Le permis est donc confirmé définitivement."

En parallèle, la structure de la coopérative se met également en place. Des assemblées générales ont été organisées ces dernières semaines dans plusieurs endroits du pays. "Sept sections locales ont été définies afin de rencontrer les agriculteurs plus proches de chez eux. Nous les rassemblons afin d'élire la gouvernance de la coopérative qui se veut participative afin d'impliquer les agriculteurs dans l'entreprise. Cela se concrétisera la semaine prochaine."

Pour ce qui est du financement, les discussions sont toujours en cours car il manque encore 4 millions d'euros pour que la Coopérative des betteraviers transformateurs (CoBT) puisse lancer le processus de construction de l'usine. Pour rappel, le projet doit rassembler 50 millions d'euros en parts détenues par les agriculteurs (environ 1300 ont déjà répondu au projet). Après une première souscription achevée le 31 janvier 2019, ce sont environ 39 millions d'euros qui ont été récoltés. Une seconde période de souscription a ensuite rassemblé 6,9 millions d'euros. 

Le projet de la sucrerie est prévu sur un site de 25 ha, situé le long de l’autoroute E19, non loin de la sortie Feluy. Le budget total du projet, jusqu’à sa mise en service en 2022, est estimé à 326,7 millions d’euros. L’usine serait active 115 jours par an, dès 2022. Durant cette période, elle aura la capacité de travailler, à son optimum économique et énergétique, un total de 14 000 tonnes de betteraves par jour. En plus de fournir "un revenu équitable" aux 1250 familles d'agriculteurs impliqués dans le projet, ce sont 98 emplois temps plein directs et plus de 300 emplois indirects qui seraient créés.