Alors que les chiffres de l’épidémie restent inquiétants et que les hôpitaux font face à de nouvelles admissions à la suite de contaminations covid-19, le groupe Jolimont a souhaité mettre en lumière son personnel soignant et l’ensemble des travailleurs "de l’ombre" qui assurent, en tout temps et plus encore depuis mars dernier, la prise en charge des patients de ses six hôpitaux, de ses maisons de repos et crèches, de ses centres de santé mentale et centres d’activités.

Depuis de longs mois maintenant, l’ambiance est pesante, la situation difficile à gérer et la peur toujours bien présente. À travers un film de 26 minutes réalisé par Labino Albino, le groupe Jolimont a donné la parole à ceux qui œuvrent pour le bien-être des patients. "The Lockdown rassemble une série de témoignages collectés cet été", explique Sophie De Norre, responsable de la communication pour le groupe hospitalier. "Nous tenions à donner la parole à un maximum de personnes, pas uniquement au personnel soignant."

C’est ainsi qu’en plus des médecins, infirmières, kinésithérapeutes, on entend le vécu des pharmaciens, des responsables du service de gardiennage, du service social, du service hôtelier, des auxiliaires de buanderie. Tous évoquent les difficultés à gérer une crise sans précédent, avec un manque de moyen, de personnels, de connaissance du virus. Une crise qui a tué mais qui a également des conséquences sociales dramatiques.

"Nous avons malgré tout voulu rester aussi factuels que possibles afin de ne pas tomber dans un reportage sensationnel et larmoyant. On obtient un résultat authentique, des récits poignants et emplis d’émotions car ils relatent la réalité, celle qui est vécue au quotidien par les équipes." Le groupe Jolimont a diffusé The Lockdown à une centaine de membres de son personnel à La Louvière et à environ 80 personnes du côté de Mons.

Le film sera évidemment diffusé en interne, mais pas seulement. Il sera à découvrir sur les canaux officiels du groupe, qui entend par sa démarche conserver une trace de ce que chacun vient de vivre et vit encore actuellement. Notons par ailleurs que le film est dédié à la mémoire du docteur Nicolas Mangbau, décédé des suites du coronavirus le 26 avril dernier.