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De nombreux arbres ont été abattus et laisseront place à une piste de BMX

« Dommage, pas très écolo, triste réalité, l’argent toujours l’argent»,… Ce sont autant de réactions qui pleuvent sur les réseaux sociaux notamment alors que l’abattage des arbres qui sublimaient encore les anciens ateliers Denayer, rue Ergot, va bon train. « La ville a entamé l’abattage de l’un des derniers coins verts de Strépy-Bracquegnies. Destruction de la faune alors que l’on se bat pour la biodiversité et la nature. Il y a là de nombreux oiseaux de toutes espèces mais les autorités s’en foutent », écrit une internaute, par ailleurs voisine du site.

Cet abattage doit permettre à la ville de construire une piste de BMX, un projet tout à fait unique auquel le bourgmestre, Jacques Gobert, tient beaucoup. « Il faut rappeler que le projet a fait l’objet d’une demande de permis finalement délivrés par le fonctionnaire délégué. Un état sanitaire des arbres a été dressé. Certains étaient malades et devaient être abattus. Les autres auraient été isolés et n’auraient de ce fait plus été viables en termes de stabilité. Pour des questions de sécurité, l’abattage était également nécessaire », insiste le maïeur.

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Ce dernier précise que des arbres seront replantés sur le site. « Un défrichement était bien nécessaire, c’était la brousse. Après quoi nous pourrons modeler le terrain pour y construire un parcours BMX. C’est un projet financé par la politique des grandes villes mais il s’inscrit dans un projet plus global encore. » Cette nouvelle structure doit compléter l’offre artistique, culturelle et sportive déjà proposée via le skaterpark géré par l’asbl Altern’Active, les Studios gérés par le centre Indigo et le hall des Funambules.

« C’est un projet pluridisciplinaire, interculturel et intergénérationnel puisque de nombreuses disciplines pourront être pratiquées en un seul et même endroit. La piste BMX sera par ailleurs conforme pour accueillir de grandes compétitions. » Les travaux déjà entrepris devraient être finalisés avant les vacances d’été. D’ici là, les riverains ne pourront qu’assister à la construction de ces nouvelles infrastructures et attendre que de nouveaux arbres soient plantés.