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Le festival dédié aux courts-métrages et documentaires revient les 18 et 19 octobre à Binche.

L'asbl Wallcitta s'apprête à dérouler une fois de plus le tapis orange devant le théâtre communal de Binche. Les 18 et 19 octobre se tiendra en effet la deuxième édition du Binche Film Festival, un événement dédié aux courts-métrages et documentaires.

Après avoir été parrainé par François Troukens l'an dernier, le festival est pris sous l'aile de Stephan Streker pour cette deuxième édition. Il viendra présenter son court-métrage Shadow Boxing sorti en 1993 et son long-métrage Noces, nommé en 2018 pour le César du meilleur film étranger.

Une vingtaine de courts-métrages sont également proposés durant le week-end. "La première édition qui s'est tenue en juin 2018 était un test", confie Christophe Van Ingh, l'un des organisateurs. "Nous sommes des passionnés de cinéma et nous trouvions qu'il manquait d'événements sur ce thème dans la région, plus particulièrement sur les courts-métrages. La première édition a suscité un réel engouement et nous avons donc décidé de poursuivre sur notre lancée. Nous avons reçu encore plus de propositions pour notre programmation, si bien que nous avons mis en place un comité de sélection."

L'organisation bénéficie d'un coup de pouce de la Ville de Binche qui met son théâtre à disposition pour le festival. "J'avais rencontré l'équipe lors de la projection du premier court-métrage de Christophe, le Job", se souvient le bourgmestre Laurent Devin. "Je me suis douté que ça avait demandé beaucoup de travail et j'ai pu mesurer leur motivation quand ils sont venus me trouver pour organiser un festival à Binche. Moi-même, à une époque où j'étais jeune permanent à la Maison des Jeunes de Marcinelle, j'avais participé à la création d'un festival du film social. Nous avions notamment pu faire venir Costa Gavras. Et j'ai pu voir à quel point l'organisation de tels événements était importante pour permettre au public d'accéder à un cinéma auquel on ne va pas naturellement, car on en parle beaucoup moins."

Il y a plusieurs bonnes raisons d'assister au Binche Film Festival. Tout d'abord, le court-métrage est une porte d'entrée obligatoire pour les grands réalisateurs en devenir. Parmi la programmation de cette seconde édition, le public découvrira peut-être un futur grand cinéaste. "L'année passée par exemple, nous avions programmé les Petites Mains de Rémi Allier. Il a ensuite obtenu le César du meilleur court-métrage et il travaille actuellement sur son premier long-métrage", rappelle Aymeric Bolé, l'un des organisateurs.

Par ailleurs, l'organisation peut compter sur plus de partenaires pour cette seconde édition. Si bien que le prix d'entrée a été baissé à 7 euros pour la journée. Les prix ayant plutôt la fâcheuse tendance à augmenter, c'est assez rare pour être souligné. Enfin, dans la plus pure tradition binchoise, le festival se veut convivial et accessible. "Après les séances, réalisateurs, producteurs, acteurs et public pourront se retrouver autour d'un verre pour discuter des œuvres présentées", souligne Aymeric Bolé.

On l'aura compris, le Binche Film Festival promet un beau moment pour les cinéphiles.