Centre

Elles veulent créer un centre de vie pour les personnes atteintes d'autisme.

Sandrine, Christel et Delphine viennent probablement de se lancer dans la plus grande aventure de leur vie. Ces trois mamans d'Ecaussinnes ont décidé d'unir leurs forces et leurs expériences pour créer un centre de vie de jour destiné aux personnes atteintes de troubles autistiques. "Des enfants ou mêmes des adultes pourraient y être accueillis durant toute la journée", explique Sandrine Lumanne. "Et pendant cette période, ils seraient stimulés par une méthode particulière appelée Son-Rise."

Ce programme a été mis au point suite à une expérience vécue aux Etats-Unis dans les années 1970. "Il a été créé pour un petit garçon qui avait un autisme profond. Ses parents, plutôt que d'utiliser une méthode comportementaliste, ont décidé de le rejoindre en s'asseyant à ses côtés et en faisant la même chose que lui. Petit à petit, l'enfant a commencé à être interpellé et il s'est rapproché des parents en s'ouvrant à eux. Cette méthode consiste donc à avancer avec l'enfant sur base du contact direct et de l'acceptation des comportements de l'enfant sans jugement."

Sandrine a elle-même expérimenté cette méthode durant six années avec sa fille qui souffre du syndrome de Rett. Les excellents résultats obtenus lui ont donné envie de partager son expérience. "Aujourd'hui, ma fille de 15 ans a vraiment bien évolué grâce à cela. Dans tous les cas, le fait d'avoir un adulte qui s'occupe d'un seul enfant ne peut que l'aider à être stimulé. Notre souhait est donc de l'appliquer aux autres."

Dans l'idéal, Sandrine, Christel et Delphine voudraient créer ce centre de vie à Ecaussinnes, dans un bâtiment avec jardin qui permettrait de suivre cette méthode. "Nous voulons nous inspirer d'un centre qui existe déjà à Lesves, près de Namur", confie Sandrine. "Les séances dureraient maximum 2 heures parce que c'est fatiguant pour les adultes de donner son énergie non-stop. Nous ferions donc une sorte de tournante toutes les 2 heures. C'est sûr que cela impliquerait beaucoup de gens mais cela stimulerait encore davantage les enfants."

L'association doit désormais s'atteler à concrétiser le projet petit à petit. La première étape est de rassembler une petite équipe de bénévoles afin de constituer les dossiers administratifs, statutaires, comptables, etc. Ces bénévoles devront ensuite s'activer pour trouver des fonds : des subsides de l'AViQ mais aussi des moyens financiers extérieurs. Une fois ces incertitudes levées, le projet pourra réellement avancer.