Le site des étangs Martel, poumon vert de Braine-le-Comte situé juste derrière la gare, va vivre une scène très particulière ce mercredi 18 novembre. Une dizaine d'oies vont être capturées afin de les emmener dans un refuge de Philippeville. Il s'agit de la moitié d'un groupe d'oies qui vit sur les sites des étangs. Domestiques à la base, ces oiseaux ont été abandonnés sur place voilà plusieurs années avant de revenir à l'état sauvage. Et c'est là qu'est tout le nœud du problème.

Plusieurs citoyens ont interpellé les autorités communales pour faire part des problèmes rencontrés : elles sont régulièrement agressives vis-à-vis des promeneurs et divaguent parfois sur la route à proximité (giratoire, avenue du Marouset) pour se rendre sur le talus situé de l'autre côté afin de pâturer. Le site des étangs n'est en effet pas clôturé dans son intégralité. Cela n'a, jusqu'à présent, pas occasionné d'accident mais constitue un danger à la fois pour les conducteurs et les animaux.

En vue de résoudre le problème tout en veillant au bien-être des animaux plusieurs pistes ont donc été examinées par la Ville de Braine-le-Comte : l'installation de barrières Nadar, le sexage puis le déplacement des femelles ou encore l'enlèvement de toute la population. La première idée a été un échec. Malgré les barrières, comme les entrées sont possibles à plusieurs endroits afin de laisser les étangs libres d'accès au public, les oies continuent de sortir.

Il a donc été suggéré d'enlever la moitié du groupe, soit dix oies. "Retirer l’ensemble de la population ne serait pas la bonne solution car cela donnerait davantage de territoire pour les autres espèces invasives déjà présentes et les promeneurs se sont habitués à ces oies qui font partie intégrante des étangs", commente la Ville. "Le sexage (retirer toutes les femelles) aurait été la solution idéale afin qu’il n’y ait plus aucune reproduction mais sachant que les oies domestiques peuvent s’accoupler avec des Bernaches du Canada, il est inutile de sexer."

Le déplacement par couple sera donc la solution à privilégier. Par contre, le tri par couple et le sexage seront très compliqués à réaliser. "Après plusieurs recherches et contacts auprès de refuges et d'associations, l'asbl Equi'chance (avec le soutien de Animaux en péril), refuge agréé pour chevaux et animaux de ferme à Philippeville, peut prendre en charge gratuitement les 10 oies. Elles seront enlevées ce 18 novembre."