Carnaval ou pas carnaval en 2022? La question est sur toutes les lèvres à Binche et au plus l'échéance approche, au plus le défaitisme semble l'emporter dans la cité du Gille. Mais du côté de l'ADF et des autorités communales, on tient à faire passer le message: "Nous y croyons encore." Si toutes les festivités avaient été annulées à cette époque l'an dernier, la Ville veut encore se donner le temps de la réflexion, "car la situation est différente."

"Comme annoncé par les modèles mathématiques, nous avons connu des mois d’octobre et de novembre noirs pendant lesquels les chiffres (ndlr: d'infections et d'hospitalisations dus au Covid) n’ont cessé d’augmenter, avec un pic de la quatrième vague atteint fin novembre. Depuis, les chiffres vont dans le bon sens. Dans le même temps, le taux de vaccination dans l’entité binchoise n’a cessé d’augmenter et est particulièrement élevé, les Binchois ayant fait preuve d’exemplarité en la matière", estiment les autorités communales. En ce début décembre, 85% de la population binchoise de plus de 18 ans est vaccinée contre le Covid.

"Ces deux éléments nous laissent raisonnablement espérer que les prochains Codeco puissent lever certaines contraintes sanitaires." Réunis ce matin, les autorités communales, de la zone de police et l'ADF ont décidé "de laisser le temps au temps et de ne pas nous prononcer sur l’ensemble de la période carnavalesque."

Les autorités se laissent cinq semaines, jusqu'à la semaine du 17 janvier 2022, pour décider s'il est possible ou non de fêter le carnaval de Binche et celui des entités. Un nouveau calendrier sera dressé en collaboration avec l'ensemble des parties concernée et un protocole sera établi.

Par contre, compte tenu du protocole sanitaire actuel et qui court jusqu’au 28 janvier, les soumonces qui auraient dû avoir lieu dans l’entité jusqu’au 28 janvier inclus ne pourront avoir lieu. Et les autorités de préciser que "les décisions qui seront prises pour le Carnaval de Binche n’impliquent pas qu’elles seront identiques pour les carnavals de l’entité se tenant plus tard dans la saison." Les Binchois n'ont plus qu'à prier saint Ursmer et de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour maîtriser l'épidémie. En espérant que tous les Belges fassent de même.