C’est une belle reconnaissance pour Jonathan Ansciaux. Sa photo de l’ascenseur bien connu de Strépy-Thieu a été primée par le parlement wallon. Sur plus de 134 participants, le lauréat a fini troisième du concours, Les 40 merveilles de la Wallonie, une exposition de photographies organisée par le parlement wallon. " Je suis fier d’être primé et heureux que l’ école m’ait informé de ce concours", déclare Jonathan Ansciaux, élève de troisième année de la section technicien de photographie en promotion sociale à l’Institut Provincial des Arts et Métiers. " C’est non seulement la mise en valeur de mon travail , mais aussi de la section entière de l’ école et de la photographie en général."

Son œuvre a époustouflé le public. Soumis au vote, le projet du Manageois a récolté 43 votes. Une belle performance pour le passionné, d’autant plus que sa seconde photo sur le site des étangs Valère a elle aussi été sélectionnée. "J’ai travaillé sur les couleurs et les intensités grâce à des logiciels de retouches", explique Jonathan Ansciaux. "Je trouve que la photo de nuit dégage un petit truc en plus. En journée, la lumière du soleil est brutale, et révèle chaque élément. Alors que la nuit a tout de suite son côté mystérieux. Sur la photo, l’éclairage du zoning situé derrière l’ascenseur met encore plus en avant le monument." En dernière année, l’épreuve intégrée du Manageois sera d’ailleurs dans la nuit, devenue presque une signature.

© JONATHAN ANSCIAUX

Jonathan Ansciaux a longtemps fait partie du folklore de la région du Centre. Ancien gille de La Louvière et de Manage, il est un véritable passionné. "J’ai baigné dans ce monde puis tout petit", nous confie Jonathan. "J’ai commencé à prendre des photos progressivement lors des carnavals, sans retouche à l’époque. J’ai fini par m’y intéresser et c’est cette passion qui m’a amené à suivre les cours de photos aux Arts et Métiers."

Après avoir découvert les photogrammes ainsi que la photographie argentique, il a travaillé la photographie numérique. Au fil des cotations à thème imposé, il lui a fallu sortir de sa zone de confort, mais il est à chaque fois parvenu à proposer des travaux à son image, avec son empreinte. "En deuxième année, j’ai réalisé un reportage d'architecture, mais cette fois, sur les ponts que nous trouvons sur nos chemins", ajoute le Manageois. "J'ai voulu jouer sur les formes géométriques. En troisième année, crise sanitaire et confinement obligé, je n'ai pas pu m'éloigner de mon domicile, j'ai donc réalisé un reportage photographique sur la campagne qui m'entoure, celle de la commune de Manage."

Le voici aujourd'hui dans la dernière ligne droite de son cursus. Le photographe garde dans un coin de sa tête l'idée de se mettre à son propre compte, mais reste concentrer sur son prochain objectif : le diplôme.