Le projet est désormais dans les cartons de la majorité louviéroise PS-Ecolo. Le Louvexpo pourrait prochainement fait l’objet de travaux d’extension, visant à accueillir la filière T-event du CPAS. Spécialisée dans la formation des métiers liés au spectacle, cette dernière présente un haut taux de remise à l’emploi et rencontre donc les objectifs de réinsertion socio-professionnelle du CPAS. Pour ce dernier, l’investissement se veut social et a dès lors tout son sens.

"La filière existe déjà une dizaine d’années et bénéficie d’une renommée positive à travers toute la Wallonie", précise Nicolas Godin (PS), président du CPAS. "Les équipes présentent également régulièrement la filière à l’étranger." À ce jour, les stagiaires occupent une salle au sein du quartier de Bois-du-Luc. Problème, ceux-ci se trouvent à l’étroit et, surtout, ils sont contraints de déménager régulièrement du matériel imposant et coûteux.

"Nous avons vraiment l’envie de lui donner plus d’importance. Et nous collaborons déjà très régulièrement avec le Louvexpo. Être présent sur le site serait une vraie plus-value et éviterait le transport systématique du matériel." Dans la région, peu de bâtiments d’envergure sont en mesure d’accueillir des montages importants. Le Louvexpo apparait donc comme un choix logique pour le CPAS et sa filière.

D’autant que des ambitions plus grandes sont affichées. "On a la volonté d’étendre l’offre de T-event. Aujourd’hui, il nous est possible d’accueillir un certain nombre de bénéficiaires, sur base du nombre de formateurs disponibles. Nous souhaiterons augmenter ce nombre, et donc augmenter la capacité d’accueillir de stagiaires. Ce qui nous permettrait de répondre à la demande car elle est particulièrement importante."

La crise sanitaire a évidemment quelque peu changé la donne. "Mais les débouchés sont nombreux. La filière permet la formation de régisseurs, de techniciens,… Ils peuvent ensuite travailler dans différents domaines, ici à La Louvière chez Central par exemple mais aussi dans les salles de concerts, les théâtres, les festivals,…" La formation s’étale sur une année et permet aujourd’hui l’accueil d’une quinzaine de stagiaires. Le taux de remise à l’emploi s’élève quant à lui à près de 95% !

Les candidats sont des bénéficiaires du revenu d’intégration sociale ou des personnes inoccupées qui cherchent à se former dans l’espoir de retrouver un emploi.