La pétition s'adresse au collège communal brainois ainsi qu'aux ministres concernés.

La mobilisation se poursuit contre le projet de porcherie industrielle à Ronquières. Quelques jours après la prise de position plutôt neutre du collège communal de Braine-le-Comte, le collectif anti-porcherie a décidé de lancer une pétition. En quelques heures, elle a déjà aisément franchi le cap des 200 signatures. "Nous, signataires, réclamons l'abandon immédiat de ce projet nuisible pour le tourisme, l’environnement, le bien-être animal et l’économie du village de Ronquières et ses environs", demande clairement la pétition.

La pétition s'adresse directement au bourgmestre et aux échevins brainois mais aussi à Céline Tellier (Ecolo), ministre wallonne du bien-être animal, de l'environnement ainsi qu'à Willy Borsus (MR), ministre de l'agriculture. "Nous tenons à vous informer que nous gardons un œil attentif sur la décision définitive qui sera prise. Très inquiets des conséquences qu’impliquerait ce projet, nous vous rappelons qu’il va totalement à l’encontre des objectifs à long terme fixés par la Wallonie", poursuit le collectif.

Cette demande de permis concerne la construction et l'exploitation d'une porcherie d'engraissement pour 1 800 porcs à la rue du Tombois, ainsi que diverses annexes nécessaires au bon fonctionnement de celle-ci. Après l'enquête publique qui s'est terminée au début du mois de septembre, le collège communal a décidé mardi dernier de rendre un premier avis qui n'est ni positif, ni négatif mais plutôt "réservé".

Le collège a pour cela analysé l'ensemble de la situation et des modifications réalisées dans le cadre de la demande de permis, au regard de la première demande refusée en 2018. Il a aussi expliqué avoir reçu 319 lettres de réclamation avant de conclure en expliquant qu'il laissait d'abord les différents services techniques de la Région wallonne, dont la cellule bien-être animal, donner leurs avis. "Nous déciderons définitivement une fois que nous aurons reçu le rapport de synthèse des fonctionnaires."

Pour rappel, le projet avait été déposé une première fois en 2017. Mais il avait immédiatement provoqué une levée de boucliers. En février 2018, la Ville de Braine décidait d'un refus. Un recours avait été émis par les demandeurs du permis mais le ministre Carlo Di Antonio avait confirmé la position de la Ville.