Quarante contrats seront prolongés jusqu'au 31 août.

Après l'annonce la semaine dernière de la suppression de 220 emplois, les premières réunions syndicales ont eu lieu ces derniers jours chez Avery Dennison, à Soignies. Les premières discussions concernaient la situation des employés avec un contrat à durée déterminée (CDD) qui arrive à échéance le 30 juin. "Un accord a été trouvé pour 40 ouvriers en CDD", signale la direction. "Nous nous sommes engagés à les garder en service au moins jusqu'au 31 août."

De cette manière, les employés concernés par une fin de contrat proche pourront faire partie du plan de restructuration actuellement en discussion. La direction et les syndicats souhaitent en effet mettre en place une procédure sociale similaire à une loi Renault afin de fournir certaines garanties, aides et indemnisations aux travailleurs concernés par une perte d'emploi. L'entreprise prévoit au total de supprimer 135 CDD parmi les 220 équivalents temps plein qui passeront à la trappe.

Du côté des syndicats, on se réjouit de cette première petite victoire même si l'atmosphère au sein de l'usine est toujours très morose. Les travailleurs sont, sans surprise, moins motivés et toujours prêts à débrayer si nécessaire mais ils comprennent néanmoins les nécessités de patienter en vue de trouver un accord. Les pistes pour réduire l'impact sur l'emploi pourront en tout cas être étudiées plus sereinement désormais. Une prochaine réunion est prévue le 30 juin.

L'entreprise américaine Avery Dennison, qui produit notamment des applications auto-adhésives pour véhicules, des étiquettes et des autocollants, employait jusqu'à ce jour près de 720 travailleurs. Dont 250 qui ont été recrutés entre mars 2018 et mars 2019. Mais le déclin accéléré des volumes (plus de 40%) et des marges causées par des tendances économiques actuelles et la pandémie de Covid-19 ont entraîné cette crise social au sein de l'usine sonégienne.