Après les adieux à Michelina, Mario et Salvatore Imperiale vendredi, ce sont les funérailles de Frédéric Cicero et Frédéric D’Andrea qui étaient organisées ce samedi matin. Et sur le coup de midi, un recueillement national s’est tenu sur le parvis de l’hôtel de ville de La Louvière, en présence des familles endeuillées, de proches et de centaines de personnes venues les soutenir dans cette douloureuse épreuve.

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Le premier ministre, Alexander De Croo, la ministre de l’intérieur, Annelies Verlinden, et le ministre-président du gouvernement wallon, Elio Di Rupo, étaient aux côtés des autorités communales pour commémorer les victimes du drame de Strépy-Bracquegnies, fauchées alors que le ramassage du carnaval battait son plein dimanche dernier. "Il y a une semaine, non loin d’ici, des femmes et des hommes ont perdu la vie, coupés dans l’élan d’une journée qui s’annonçait radieuse", a souligné le premier ministre.

"Il aurait pu s’agir de nos pères, de nos mères, de nos frères, de nos sœurs. Ils n’espéraient qu’une seule chose : fêter, célébrer le retour du printemps, célébrer avec lui le retour à une vie normale, où l’on peut s’embrasser et s’enlacer après des mois passés à se voir à distance. Les mots ne pèsent pas bien lourd face au poids que représente leur perte." Des mots forts et émouvants, qui n’ont pas manqué de trouver écho auprès des familles et de la foule.

Pour Jacques Gobert, bourgmestre de La Louvière, ces récents événements, dramatiques, sont nécessairement difficiles à vivre. Mais la solidarité qui entoure désormais les proches des victimes doit apporter un réconfort bienvenu. "Ce midi, nous vivons un moment de recueillement d’autant plus émouvant que des sociétés folkloriques venues de tout le pays vont se joindre à nous (…) Demain, lors des rondeaux, nous répéterons ce même hommage à la mémoire de ceux qui nous ont quittés. Ce n’est pas assez, cela ne sera jamais assez."

Et de poursuivre : "Mais il est de notre devoir de ramasser le rameau brisé du carnaval et de lui rendre sa vigueur, dans le respect des victimes et dans la dignité." Le drame qui a frappé Strépy-Bracquegnies et plus globalement la commune de La Louvière ne s’est pas arrêté à ces frontières. "Quand on voit une situation comme celle-là, on est sous l'émotion totale", s'est ému Elio Di Rupo. "Et c'est une émotion qui dépasse de loin le cadre de Strépy-Bracquegnies. Bien sûr, c'est la Louvière, mais aussi toute la région du Centre. On se sent solidaires de toutes les victimes et de leurs familles."

Une minute de silence a été observée vers 12h30. Il en a été de même du côté de Jurbise, où le collège communal s’est réuni afin de s’associer à cet hommage national et pour commémorer la mémoire de l’une de ses habitantes, Laure Gara. Les funérailles de cette dernière sont prévues ce lundi matin.