L’hiver s’annonce rude et le Relais social craint de devoir redoubler d’efforts

CHARLEROI Le froid est à votre porte, depuis quelques jours. Si, pour la majorité des familles, cela signifie qu’il va falloir rentrer du bois ou du mazout pour se chauffer, pour d’au- tres, c’est plus compliqué. Sans tomber dans le pathos, cet hiver encore, de nombreuses personnes n’auront pas trouvé un abri pour passer la nuit.

À Charleroi, le CPAS, via le Relais social et d’autres antennes, s’efforce de trouver une solution pour les plus démunis. Une situation qui touche de plus en plus de monde, au fil des années. “C’est malheureusement en augmentation”, déplore Suzanne Huygens, la coordinatrice générale du Relais social de Charleroi. “La crise touche de nombreuses personnes.”

Pendant la période hivernale (du 1er novembre au 31 mars), le dispositif hiver sera mis en place en région de Charleroi afin de répondre aux besoins d’une population précarisée, à travers des actions d’accueil et d’accompagnement. “À ce propos, la ministre Tillieux (PS) compte faire de ce plan une loi.” En 2011, 1.439 personnes différentes ont fréquenté une fois un des abris de nuit mis à leur disposition, pour un total de 20.000 nuitées. “Toute l’année, nous proposons 49 lits. De novembre à mars, avec le plan hivernal, nous passons à 72 lits. Il est également possible d’augmenter cette capacité d’accueil, par grand froid ou si la demande explose.”

En plus des abris de nuit de la rue Dourlet (Charleroi) et du Triangle (rue du Beau Site, 28, à Mont-sur-Marchienne), “on y propose des couches, des lits, des sanitaires, des machines à laver et du café. Les gens peuvent y dormir plusieurs nuits. Mais il arrive, malheureusement, de refuser du monde, par manque de place”.

Pour mettre en place ce dispositif, le CPAS peut compter sur 140.000 € (90.000 du Fédéral et 50.000 du régional). Malgré tout, des centaines de personnes devront encore jouer des coudes pour trouver une place au chaud. Ce qui a poussé le Relais social à développer d’autres alternatives pour aider les plus démunis (ci-contre).



© La Dernière Heure 2012