Les communes sont tenues d’élaborer des plans triennaux d’ancrage.

Dans le cadre de leurs déclarations de politiques du logement, les communes sont tenues d’élaborer des plans triennaux d’ancrage.

À Charleroi, le conseil communal a adopté le plan 2014-2017 en octobre dernier. Particulièrement ambitieux, il prévoyait la construction de 902 logements, dont 840 appartements.

Contraintes budgétaires obligent, la ville devra se contenter de 156 nouveaux biens, destinés à la location et à la vente.

Ils sont repris dans cinq des 16 projets qui constituaient la programmation déposée au Gouvernement wallon. Un même et unique opérateur pour l’ensemble de ces dossiers : la société d’habitations publiques la Sambrienne.

Parmi ces cinq projets, trois visent à l’aménagement de logements de transit, réservés à l’accueil provisoire de familles (séjours d’une semaine à six mois), le temps de leur permettre d’élaborer toutes les formalités utiles à leur recherche locative.

La législation impose aux communes de disposer d’un minimum de ces logements, soit un par 5.000 habitants. "À Charleroi, nous accusions un important déficit puisqu’il nous en manquait 14. Nous en avons obtenu 12", dit l’échevine du Logement, Ornella Cencig (MR).

Les deux plus gros projets concentrent 134 logements : il y a d’abord celui du quartier Solaire II, à Marcinelle, dans le périmètre de la cité Parc, et de celui de la Broucheterre, à Charleroi Nord. Le premier comporte 21 maisons, dont cinq de quatre chambres, et 56 appartements (classiques, adaptables et convenant aux personnes à mobilité réduite).

Une partie de ces biens sera édifiée dans le cadre de community land trust, une formule qui démocratise l’accès à la propriété. Ensuite, il y a le projet de la Broucheterre, à Charleroi Nord. Des petits blocs d’appartements basse énergie vont être construits sur un terrain au fond de la rue du Fort : au total, 57 logements dont deux de transit.

Les trois derniers projets sont situés à Charleroi rue Paulus, à Marcinelle rue Ferrer et au Centenaire à Montignies-sur-Sambre. Ornella Cencig s’engage à tout réaliser avant l’adoption du plan d’ancrage 2017.