Une turbine dans la carrière

Une turbine dans la carrière
©VANZEVERN

La tentation est grande mais la baignade y est dangereuse

MONT-SUR-MARCHIENNE Il fait chaud et les lieux de baignade gratuits sont rares dans la région de Charleroi. Beaucoup sont donc tentés par le site de l'ancienne carrière Gralex, situé à Mont-sur-Marchienne.

La police locale de Charleroi rappelle dès lors que la baignade est strictement interdite mais surtout très dangereuse. "En effet, à des intervalles indéterminés, une turbine installée sous la carrière aspire des quantités importantes d'eau sans cependant que le niveau ne baisse", explique le porte-parole, Franco Meggetto.

"Cette aspiration provoque des tourbillons importants dans lesquels un nageur même aguerri sera inévitablement emporté." Le site, qui a fait l'objet d'une étude par les services de police, recèle bien d'autres dangers.

Ainsi, les crevasses sont nombreuses et la falaise supérieure présente d'importantes fissures : le risque de chutes importantes de pierre, voire un effondrement partiel, n'est donc pas à dédaigner. La police rappelle enfin que le site est privé, cerné d'une clôture régulièrement endommagée par les candidats à la baignade. "La surveillance va être accentuée. Les équipes de sécurisation compléteront les passages des inspecteurs de quartier. Des procès-verbaux seront rédigés à l'encontre des personnes qui seront surprises sur le site pour violation de propriété et destruction de la clôture. Le but étant d'assurer la sécurité des personnes".



Frédéric Dubois

Après le conseil communal, les arbres des Bons-Villers divisent même la Région wallonne

LES BONS VILLERS On n'a pas fini de parler de la rue Hoebeke et de la piste cyclable qui doit venir s'y installer. L'abattage supposé de nonante-cinq arbres pour la réalisation du chantier avait longuement fait débat au conseil communal avant d'être soumis au Fonctionnaire Délégué de la Région wallonne pour arbitrage. Et si sa décision est arrivée il y a peu dans les mains de la majorité, la question n'est pas tranchée pour autant.

"M. Stokis (le fonctionnaire délégué), s'oppose formellement à l'abattage des arbres remarquables. Mais sa position s'avère en contradiction avec l'avis de la Division Nature et Forêts (DNF)". C'est précisément sur la notion d'arbre remarquable que le bas blesse. En effet, la DNF, a estimé que la taille abusive des arbres concernés, dans le but protéger une ligne électrique, les a considérablement fragilisés, voire condamnés.

Raison pour laquelle, elle se refuse à les qualifier de remarquables. Depuis, plusieurs hypothèses ont été émises y compris celle de replanter des arbres de la même variété dans le champ avoisinant. "Ceci suppose des expropriations, et dans les rangs de l'opposition, on craint que cette longue procédure ne nous fasse passer à côté des subsides, car nous devons avoir liquidé la somme endéans les deux ans".

Quoiqu'il en soit, pour tenter d'apporter un nouvel éclairage à cette affaire, la majorité bons-villersoise a invité M. Stokis et la Division Nature et Forêts pour une visite sur le terrain en date du 23 juillet.



FVL



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